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« Vanina, meurtres en Sicile » : une nouvelle enquêtrice déterminée à découvrir sur France 3... |
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Vanina Guarrasi, une jeune enquêtrice en Sicile. © Valentina Glorioso / Palomar
Née des romans de Cristina Cassar Scalia, médecin ophtalmologiste devenue écrivaine, Vanina Guarrasi s’incarne en version rajeunie pour l’écran, sur fond de mafia. « Vanina, meurtres en Sicile » est diffusée dès ce dimanche 15 juin sur France 3.
Une nouvelle série policière inédite arrive sur France 3 ce dimanche. Vanina, meurtres en Sicile est adapté des romans à succès de Cristina Cassar Scalia. Elle suit Vanina Guarrasi, enquêtrice déterminée, confrontée à des enquêtes complexes au cœur de Catane, en Sicile (Italie). Ouest-France s’est entretenu avec le réalisateur, Davide Marengo.
Qui est Vanina Guarrasi (Giusy Buscemi), l’héroïne de la série ?
Vanina Guarrasi est la fille d’un enquêteur de Palerme, assassiné par la mafia, sous ses yeux, alors qu’elle était adolescente. Elle a grandi en une seconde. Ensuite, elle est entrée dans la police. Hantée par la mémoire de son père et la traque de l’assassin, elle perd pied et décide de prendre du recul. Elle quitte la capitale sicilienne et son compagnon, un juge anti-mafia qui vit sous protection permanente, pour mener les enquêtes criminelles à Catane. La série commence là . Giusy Buscemi, qui est une actrice sicilienne connue, a vraiment co-créé le personnage. Je ne suis pas un réalisateur qui décide tout, j’aime la collaboration.
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Dans le roman, est-elle aussi jeune, affirmée, libre ?
Elle est plus jeune que dans le roman de Cristina Cassar Scalia. C’est la principale différence. C’est une femme libre dans la série comme dans le roman. Sauf qu’on n’est pas libre de la même façon selon l’âge. Avec la maturité, la liberté et l’indépendance peuvent venir une certaine désillusion. Vanina s’impose sans difficulté dans son travail par son histoire et parce que l’époque offre plus d’égalité. Hors de son travail, c’est aussi une jeune femme de son temps, qui sort en boîte et accompagne son amie à une séance de speed dating.Â
Qu’est-ce qui vous a séduit dans ces enquêtes ?
J’aime que ces enquêtes fassent resurgir le passé. Le présent est une construction sur le passé. La plupart des intrigues remontent à des événements trente ou quarante ans en arrière. Et les romans sont bien écrits. Comme l’étaient les enquêtes de Montalbano (diffusées sur France 3), également écrites par un Sicilien et qui mettaient en scène un jeune commissaire sur l’île. Vanina est un peu la version féminine. Il y a un peu de comédie, mais je tiens à ce qu’il y ait suffisamment de réalisme pour que les personnages, le crime, l’intrigue, soient crédibles.
Quelle est la particularité d’un tournage à Catane ?
Dans les villes du sud de l’Italie particulièrement, l’Histoire est visible. Mais lorsque j’ai fait le premier voyage de repérages à Catane, j’ai trouvé qu’elle incarnait plus encore le mélange des époques et des réalités. L’ancien et le moderne, les maisons décaties et les immeubles neufs, les bars populaires et les cafés des touristes, les pauvres et les riches. Et puis il y a le volcan, toujours en activité, qui diffuse une énergie particulière. Il a dégagé de la fumée noire pendant le tournage, comme cela arrive dans le second épisode.
Comment la mafia apparaît-elle dans la série ?
Ce n’est pas une série sur la mafia, comme Il Cacciatore, plus profonde, basée sur des faits réels, mais moins grand public. Cependant, la mafia est là , on ne peut l’oublier. Dans la saison 2 que l’on tourne en ce moment, la traque par Vanina de l’assassin de son père revient au premier plan.
France 3 , 21 h 05.