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Alençon. Concerts à La Luciole : « Ça fait un bien fou d’enlever le masque »... |
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Un gros tiers des spectateurs avait gardé le masque malgré la possibilité de l’enlever, jeudi 30 septembre 2021 pour le premier after work de la saison, à la Luciole. © OUEST-FRANCE
À la Luciole, la salle de musiques actuelles d’Alençon, une fois le passe sanitaire scanné, les spectateurs peuvent profiter des concerts sans masque. Jeudi 30 septembre, pour le premier after work de la saison, un gros tiers du public avait décidé de le garder quand même. Les autres ont apprécié ce « début de retour vers la vie normale ».
18 h 45, jeudi 30 septembre 2021, devant la Luciole, la salle de musiques actuelles d’Alençon (Orne). Un quart d’heure avant le concert du trio folk You, les spectateurs arrivent au compte-gouttes. Certains avec un masque sur le visage. D’autres sans.
« On ne sait plus quand on doit le mettre », reconnaît Fabrice, la cinquantaine. Dans l’Orne, le taux d’incidence étant inférieur à 200 cas pour 100 000 habitants, le masque n’est pas obligatoire dans les lieux soumis au passe sanitaire. À la Luciole, une fois le passe scanné, on peut donc faire tomber le masque.

Une personne scanne les passes sanitaires, une autre les billets. À l’intérieur, le public peut profiter des concerts sans masque. OUEST-FRANCE
« Je pensais qu’on devait le mettre, mais si on peut l’enlever, tant mieux », réagissent Jean et Michèle. Avec quand même une petite réserve : « On le remettra si on est trop agglutinés. » Ce soir-là , ils étaient une centaine dans l’espace club, qui peut pour l’heure accueillir 225 personnes.
Revenir à une vie normale
« Je porte déjà le masque toute la journée au travail, témoigne John. Ça fait du bien de pouvoir l’enlever. » Même son de cloche du côté de Nathalie et Jean-Philippe. « On passe notre temps avec. Pouvoir l’enlever, c’est commencer à revenir à une vie normale. »
« Moi je vais le garder, intervient Fabienne. Je suis instit. Même vaccinée, je peux transmettre le virus. Je n’ai pas envie de faire un cluster. Ni à l’école, ni à la Luciole. » Fabienne est une habituée des festivals. « Je me demande comment je vais y retourner sereine. Il y a une certaine appréhension. »
« Au début, ça fait bizarre, reconnaît Christelle. Puis on a l’impression de revenir à la vie d’avant et ça fait un bien fou. » Son ami Cédric abonde : « Vendredi dernier, pour la présentation de la saison, la plupart des gens avaient enlevé le masque. L’espace d’un instant, j’ai eu l’impression d’être de retour au temps d’avant crise. »
« De plus en plus de personnes sont vaccinées, donc enlever le masque, on le vit très bien, avancent Sylvie et Bruno. C’est même un soulagement. » Sentiment partagé par Bertrand. « Je n’en peux plus du masque, confie le trentenaire. J’ai peur qu’à terme les gens n’osent plus l’enlever et qu’on ne voit plus de visages. Une société sans visage, ça me fait bien plus peur que 60 personnes malades dans un département qui en compte 300 000. »