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Alençon. « Matraquage fiscal » à la communauté urbaine, le prochain conseil s’annonce musclé... |
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Marie-Béatrice Levaux et Ludovic Assier, élus d’opposition à Alençon, dénoncent un « matraquage fiscal sans précédent » à la communauté urbaine. © Archives Ouest-France
Marie-Béatrice Levaux et Ludovic Assier, conseillers communautaires, crient au loup en amont du prochain conseil communautaire qui doit se réunir, jeudi 3 février, pour voter le débat d’orientation budgétaire. Et notamment les nouveaux taux de la taxe foncière qui pourraient faire grincer des dents.
Une fois n’est pas coutume, le prochain conseil de la Communauté urbaine d’Alençon (CUA) s’annonce houleux. Jeudi 3 février, c’est le débat d’orientation budgétaire qui est à l’ordre du jour. Avec des points qui pourraient faire grincer des dents les habitants de la CUA. C’est ce qui a décidé deux conseillers communautaires de l’opposition à prendre la parole en amont. Marie-Béatrice Levaux et Ludovic Assier, conseillers communautaires LREM d’Alençon, sont plutôt remontés.
« Nous étions réunis en commission générale la semaine dernière et nous avons découvert qu’une hausse de sept points de la taxe foncière était soumise au vote. Et ce, dès 2022 », s’insurge Marie-Béatrice Levaux. Pour les deux élus alençonnais, ce qui s’apprête à être présenté en février et voté en mars n’est ni plus ni moins qu’un « matraquage fiscal sans précédent pour les habitants » ! L’argument qui serait avancé par la majorité communautaire : une santé financière dégradée au sein de la communauté urbaine. « Mais nous n’avons jamais eu d’alerte à ce sujet », s’étonne Marie-Béatrice Levaux.
« Je n’ai jamais vu ça ! »
Si le point était voté, la taxe foncière sur le territoire de la CUA passerait donc de 11,2 à 18,2 %. « C’est très sévère, je n’ai jamais vu ça », ajoute Ludovic Assier. Qui en a du coup profité, lors de cette réunion de commission générale, pour poser d’autres questions. « J’ai demandé si la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères allait augmenter. Idem pour le prix du mètre cube d’eau. Sans donner de chiffre, on m’a répondu que, là aussi, des hausses étaient dans les tuyaux. Tout ça mis bout à bout, nous étions sidérés… »
Les deux élus ont donc bien l’intention de monter au front lors du conseil communautaire. « Ça envoie encore le message : ne venez pas vivre ici, c’est cher », reprend Marie-Béatrice Levaux. « Nous ne sommes absolument pas d’accord avec ça, surtout dans une conjoncture de crise. L’absence de politique d’attractivité pénalise les recettes, car si moins d’habitants et moins d’entreprises, la pression fiscale augmente… sur les mêmes ! », ajoute Ludovic Assier.
Pour ces deux élus, l’augmentation des impôts locaux ne doit pas être la seule réponse. À voir si d’autres élus leur emboîtent le pas le soir du vote du budget qui devrait survenir en mars.