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Alençon. Une demi-heure pour découvrir la rue du Mans

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photo  cinq étapes suffisent pour mieux connaître la rue du mans, dans le quartier de montsort.  ©  ouest-france 6

Cinq étapes suffisent pour mieux connaître la rue du Mans, dans le quartier de Montsort. © Ouest-France

Il ne faut pas plus de temps pour mieux connaître cette partie du quartier de Montsort, à Alençon, dans l’Orne. En cinq arrêts, des balades rapides sont organisées par l’office de tourisme.


Tout au long de l’année, Marie Caron, guide conférencière à l’office de tourisme, propose des visites rapides de la ville. Dans le quartier de Montsort, à Alençon, elle détaille en cinq étapes le passé de monuments peu connus.

photo il y a eu à travers le temps quatre érections successives de l’église saint-pierre de montsort?.  ©  ouest-france

Il y a eu à travers le temps quatre érections successives de l’église Saint-Pierre de Montsort?. Ouest-France

Église Saint-Pierre de Montsort

Quatre églises se seraient succédé sur le site, édifiées aux IVe ou Ve siècles, VIIIe, XIIe, et fin XIXe. La troisième église est détruite en 1879 parce que jugée trop petite et trop vétuste. L’édifice actuel a été bâti entre 1880 et 1884, d’après la proposition de l’architecte alençonnais Amédée Hédin dont c’est la seule grande réalisation dans la ville. Il n’avait pour seules contraintes que respecter un projet simple et imaginer un grand clocher. En l’occurrence ce dernier fait seize mètres de haut.

L’église, de style néo-roman, rend hommage aux premiers édifices romans, avec des fenêtres en anse de panier et le porche sculpté. On y distingue saint Pierre, représenté avec les clés du paradis. Lors de sa reconstruction, on en profite pour réorienter le chœur vers l’est, vers Jérusalem. On peut encore voir l’ancienne porte, au niveau du porche du presbytère. La paroisse de Montsort était celle de la famille Martin qui habitait rue du Pont-Neuf avant de déménager rue Saint-Blaise.

photo la bâtisse abritait le presbytère à partir de la fin du xviie siècle.  ©  ouest-france

La bâtisse abritait le presbytère à partir de la fin du XVIIe siècle. Ouest-France

L’ancien presbytère

Comme l’indique la date inscrite sur le fronton, le bâtiment a été construit à la fin du XVIIe siècle. Au-dessus de la fenêtre, on peut voir un cœur avec une croix. Il s’agit du Sacré-Cœur de Jésus, en référence à une croyance de la même époque qui dit qu’une religieuse en Bourgogne a vu le Christ montrant son cœur saignant pour les hommes.

Le bâtiment est par ailleurs très sobre, puisque religieux. Le seul autre décor réside dans les pierres taillées en saillie, qui sortent de la façade, et dites en bossage. La construction est en granit, comme beaucoup dans la ville, puisque les pierres proviennent des carrières de Condé-sur-Sarthe. La façade est classée à l’inventaire supplémentaire depuis 1958.

photo le foyer marcel-leboucher où se réunissent les membres de la commune libre de montsort.  ©  ouest-france

Le foyer Marcel-Leboucher où se réunissent les membres de la commune libre de Montsort. Ouest-France

La commune libre de Montsort

Au niveau du n° 51, le foyer Marcel-Leboucher. Au XIXe siècle, les communes libres sont une satire du pouvoir politique, avec de faux curés, maires ou encore gardes champêtres qui défilent une fois dans l’année pour faire carnaval. Au XXe siècle, cela devient une association de quartier, pour le dynamiser et aider sa population. La commune libre de Monsort, créée en 1957 par le docteur Marcel Leboucher, a été parrainée par celle de Montmartre, à Paris. Elle a pour devise « Montsort unit nos sorts ». Le foyer était alors sur la place de l’église et a déménagé en 1966. L’association est toujours active.

photo l’intérieur de la chapelle notre-dame de lorette est identique à la santa casa, en italie.  ©  ouest-france

L’intérieur de la chapelle Notre-Dame de Lorette est identique à la Santa Casa, en Italie. Ouest-France

La chapelle Notre-Dame de Lorette

Aux numéros 108 et 110, on découvre la chapelle bâtie sur le modèle de la Santa Casa. Une réplique de la maison de la mère du Christ, à Nazareth, et transportée par les Croisés à Loreto, en Italie. Elle a été fondée par Louis Sevin, ancien curé d’Ancinnes, en novembre 1699, en l’honneur de la Vierge de l’Incarnation. De la douzaine de chapelles françaises consacrées à Notre-Dame de Lorette, l’édifice alençonnais reste le seul pratiquement intact et le plus fidèle par la sobriété de sa décoration intérieure et sa simplicité austère.

Les fantaisies sont acceptées uniquement à l’extérieur. D’où les clochetons octogonaux. La chapelle est réquisitionnée à la Révolution et le mobilier détruit. Rendue au culte au XIXe siècle, Louis Martin vient souvent y prier. Commencés le 12 octobre 1998, des travaux de restauration s’achèvent le 23 novembre 1999, trois cents ans, jour pour jour, après sa fondation. L’édifice est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques.

photo derrière le porche, l’allée louise-hervieu a connu un couvent, des filatures, des écoles et à présent une résidence.  ©  ouest-france

Derrière le porche, l’allée Louise-Hervieu a connu un couvent, des filatures, des écoles et à présent une résidence. Ouest-France

La résidence Hervieu

Au bout de la rue, à droite juste avant le rond-point, un porche ouvre sur l’allée Louise-Hervieu. À partir de 1636, deux veuves créent dans la cour un couvent de sœurs bénédictines, les sœurs de sainte Geneviève. Les religieuses sont de moins en moins nombreuses à partir de la Révolution. En 1790, elles vendent la propriété avec son terrain au baron Mercier qui y installe des filatures de chanvre et de lin. Un incendie détruit la manufacture en 1856 et tout est rasé pour faire place à une école de jeunes filles, puis au lycée Marguerite-de-Navarre, jusqu’en 1968.

Les bâtiments sont à présent la propriété d’Orne Habitat. Ils constituent la résidence Louise-Hervieu, en hommage à l’artiste peintre et romancière, née en 1878 dans le quartier de Lancrel. Malade, issue d’une famille atteinte de la syphilis depuis trois générations, Louise-Hervieu a gagné le prix Femina en 1936, avec son autobiographie romancée Sang. Elle fonde une association pour les malades et s’investit pour la création du carnet de santé, à partir de 1939. Elle décède en 1954 et lègue tous ses biens aux malades. Sur le fronton du porche, on distingue le serpent d’airain, symbole des médecins.

 
Nathalie HOUDAYER.    Ouest-France  

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