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Après 235 heures de travail, elle expose un costume de madone à Athis-Val-de-Rouvre... |
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Anna Heroux, devant la vitrine du campanile où est exposée son Å“uvre. © . Ouest-France
Anna Heroux, 23 ans, a créé la réplique d’un costume de madone espagnole. Sa création est exposée dans l’église de La Carneille, commune déléguée d’Athis-Val-de-Rouvre (Orne).
Depuis les Journées européennes du patrimoine 2025, dans la vitrine du campanile de l’église de La Carneille, commune déléguée d’Athis-Val-de-Rouvre (Orne), trône la reproduction du costume d’une madone, exposée à Séville, en Espagne. Cette œuvre est le travail d’une jeune fille native du village : Anna Heroux.
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Une idée découverte en Espagne
Ce projet est la consécration de ses trois années d’études pour l’obtention du diplôme de costumière, via un mémoire, intitulé « Entre rite et dévotion : rites profanes et religieux dans la représentation de la Vierge ».  Avec ce diplôme, je peux travailler dans la haute couture ou dans des ateliers de costumes »,
détaille Anna. Son projet ? Pouvoir exercer ce métier dans les théâtres et peut-être un jour ouvrir une boutique, une marque…
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En voyage à Séville avec son père, Anna découvre la tradition des madones, future inspiration pour son mémoire.  J’ai choisi le costume sur photo. J’en ai développé le sujet. J’ai ensuite présenté le cheminement de sa conception. Le rite de l’habillage est fait avec des villageoises, des femmes âgées, à huis clos, sur un mannequin en bois qui ne doit pas être dénudé.
 J’ai questionné tout cela. Je me suis attachée à ne pas profaner le sacré, à respecter la religion et garder mon fil conducteur : trouver ce qui est intéressant dans le costume.Â
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235 heures de travail
La fabrication du costume lui a pris pas moins de 235 heures de travail :  Je suis partie d’un mannequin humain pour les prises de mesure. J’ai utilisé des plans de coupe du XVI
siècle avec la robe conique. Puis, arrive la soutenance orale, avec mise en scène dans un stand aménagé par chaque élève.
 C’est un moment de pression jusqu’à la fin, pour tout finir dans les temps. On sent l’émotion, nos professeurs sont fiers de nous et nous sommes fiers de nous-mêmes.Â