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Athis-Val-de-Rouvre. Une pièce de théâtre sur l’avenir du Bocage en 2104... |
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Comédiens amateurs et professionnels répètent une pièce de théâtre sur l’avenir du Bocage ornais en 2104. Elle sera ensuite jouée dimanche 6 juillet. © Julie Mittelmann.
Dix amateurs et trois comédiens professionnels se préparent à jouer une pièce de théâtre à la maison de la rivière, sur le thème : À quoi ressemblera le Bocage ornais en 2104 ?
Samedi, les températures étaient au-dessus des normales de la saison et illustrent parfaitement l’objet de la répétition de la pièce de théâtre : À quoi ressemblera le Bocage ornais en 2104 ?
Depuis quatre semaines, ou plutôt quatre week-ends, dix comédiens amateurs et trois professionnels, assimilent leur texte, l’approfondissent et se préparent à jouer une « balade théâtralisée » à la maison de la rivière. Elle aura lieu dimanche 6 juillet.
« C’est un peu métaphysique »
Pendant plusieurs mois, avant de se lancer, l’association Bocage zéro carbone et le Pôle de coopération du Bocage ornais, en partenariat avec la compagnie Frappe-tête théâtre, originaire de Caen (Calvados) ont recueilli les rêves et les craintes d’une cinquantaine d’habitants, pour imaginer une pièce de théâtre.
« On a remarqué qu’il y avait une difficulté à se projeter dans cent ans, ce qui est normal. Donc c’est parti un peu dans tous les sens, mais on a récolté de la matière. On est ensuite parti en résidence d’écriture pour imaginer une sorte de balade théâtralisée, en parodiant une conférence publique où on parle de Bocage 2104, c’est un peu métaphysique ! », sourit Guillaume Hermange, fondateur de la compagnie Frappe-tête théâtre et co-metteur en scène avec Élodie Foubert.
Chacun des comédiens a un rôle important. Et les metteurs en scène mettent un point d’honneur à avoir la même exigence envers les professionnels et les amateurs. « On n’est pas dans la complaisance, c’est assez intense ! » Ce samedi, le groupe débute par une italienne, avant de se rendre sur le site. Objectif : dérouler le texte le plus vite possible, sans y mettre le ton, pour le mémoriser.
Pour certains d’entre eux, c’est une première. À l’instar de Pauline Remaud, qui a suivi ses amies du coworking Apidés à Briouze, dont Julie Mittelmann, de l’association Bocage zéro carbone, à l’initiative de cette pièce. « Le fait que cela va se passer dehors, c’est un peu moins intimidant. Pour l’instant on s’entraîne, on sort de notre zone de confort et on va voir comment ça va se passer », avance-t-elle prudemment.
« C’est génial, on progresse, vite ce n’est pas le mot, mais on progresse. Et c’est surtout l’aventure humaine, la deuxième fois qu’on s’est vus, on avait l’impression qu’on se connaissait depuis toujours », se réjouit Joëlle. Guillaume Hermange le confirme, la scène permet de « se faire rencontrer les gens par la culture, loin de l’image élitiste du théâtre. On a des chefs d’entreprise, des étudiants. On a même des professeurs qui travaillent dans le même établissement, qui ne connaissaient pas et qui se sont retrouvés ici ! »