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Attentat contre des surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe : le procès s’ouvre lundi à Paris... |
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L’attaque terroriste avait eu lieu en mars 2019, à l’intérieur de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne). © OUEST FRANCE
Le procès de Michaël Chiolo s’ouvre à la cour spéciale de Paris ce lundi 2 juin. Le trentenaire est accusé d’avoir agressé au couteau deux surveillants du centre pénitentiaire de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe, le 5 mars 2019. Quatre anciens codétenus seront aussi jugés. Ils encourent tous la réclusion criminelle à perpétuité.
Six ans après, le procès de l’attentat perpétré à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), le 5 mars 2019, s’ouvre ce lundi 2 juin 2025 à la cour spéciale de Paris. Michaël Chiolo sera jugé jusqu’au 4 juillet pour l’agression de deux surveillants dans l’unité de vie familiale de ce centre pénitentiaire, considéré comme l’un des deux plus sécurisé de France. Quatre autres hommes prendront place à ses côtés sur le banc des accusés : trois sont renvoyés pour association de malfaiteurs terroristes, un pour complicité. Yassine Merai, Jérémy Bailly, Nabil Ganned et Abdelaziz Fahd étaient détenus à la prison de Condé-sur-Sarthe au moment des faits. Tous étaient considérés comme radicalisés et acquis aux thèses de l’État islamique. Ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité.
Au nom de l’État islamique
Le 5 mars 2019, Michaël Chiolo se trouve avec sa compagne, Hanane Aboulhana, dans l’unité de vie familiale (UVF). Sous prétexte d’un malaise dû à une fausse grossesse, la jeune femme demande aux surveillants de l’escorter jusqu’à la sortie. À leur arrivée dans le patio de l’UVF, les deux agents sont poignardés à plusieurs reprises par le couple, muni de couteaux en céramiques, indétectables aux portiques. Ils parviennent à se mettre à l’abri pendant que le détenu et sa compagne se retranchent dans l’appartement. L’intervention du Raid, après de longues heures de négociation durant lesquelles Chiolo revendique l’attentat au nom de l’État islamique, met fin à l’attaque. Hanane Aboulhana est abattue pendant l’intervention, Michaël Chiolo blessé à la mâchoire.
L’attentat avait déclenché, dès le lendemain, une série de blocages dans les prisons de France. Les agents pénitentiaires avaient obtenu l’installation d’un portique à ondes millimétriques et des gilets pare-lames.