|
Bagnoles-de-l'Orne-Normandie. Les élus contre la réduction des remboursements de cures thermales... |
En fin de conseil, les élus ont adopté à l’unanimité, une motion présentée, par Jean-René Dugrais, conseiller municipal, concernant le projet de déremboursements de cures thermales. En voici quelques extraits :
La municipalité de Bagnoles-de-l’Orne-Normandie, seule station thermale du grand Ouest, exprime sa profonde inquiétude face à l’annonce  d’une possible baisse du taux de remboursement des cures thermales par l’assurance maladie passant de 65 % à 15 % ».
Cette décision serait désastreuse, pour les 500 000 patients qui réalisent une cure thermale conventionnée, mais aussi pour l’assurance maladie, les entreprises thermales et les territoires concernés.
Pour les patients, les cures soulagent et préviennent des pathologies chroniques mais deviendraient inaccessibles, aggravant ainsi les inégalités d’accès aux soins alors que leur efficacité est incontestable.
Pour l’assurance maladie, le remboursement des cures thermales représente seulement 0,1 % de son budget. L’économie attendue d’un déremboursement serait marginale et vite annulée par l’augmentation des coûts des soins de substitution, médicaments, hospitalisations, consultations médicales.
Une telle mesure compromettrait la pérennité de l’activité des entreprises thermales. Leur disparition entraînerait des pertes financières considérables et la destruction de nombreux emplois directs et indirects pour la ville et son territoire.
Les stations thermales disposent d’une offre médicale dense qui génère 4,8 milliards d’euros de retombées économiques et de nombreux emplois directs et indirects.
Une mobilisation en cours
Lors des rencontres nationales du thermalisme des 5 et 6 novembre à La Bourboule, l’association nationale des maires de communes thermales a réaffirmé que la mobilisation collective des stations est engagée pour faire échec au déremboursement envisagé. Le thermalisme n’est pas un confort, c’est un soin contribuant à la santé publique. En réduire le remboursement, c’est restreindre l’accès de milliers de Français à un traitement efficace, tout en fragilisant des territoires entiers »,
déclare Olivier Petitjean.
Les élus appellent les pouvoirs publics à reconsidérer cette orientation et à en mesurer les conséquences économiques et territoriales.
 Nous souhaitons que le gouvernement entende la voix des territoires thermaux et prenne en compte les enjeux sanitaires et économiques liés à cette activité. Nous espérons une évolution respectueuse des patients et de la vitalité de nos stations »,
ajoute le maire.