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Bellou-le-Trichard. Jean-Pierre Deshayes est candidat à sa succession... |
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Jean-Pierre Deshayes. © Ouest-France
Municipales
À l’issue de son deuxième mandat, le maire a décidé de se représenter aux prochaines élections municipales. Pour ce nouveau scrutin, Jean-Pierre Deshayes pourra compter sur une équipe majoritairement composée d’élus sortants. Sur les onze sièges du conseil municipal, huit membres ont choisi de le suivre. La future équipe intègre deux candidats de moins de 40 ans. À ce jour, aucune autre liste concurrente ne s’est déclarée.
Contrer la baisse démographique, une urgence
Au cÅ“ur du projet municipal figure un enjeu central : maintenir la population locale, de près de 200 âmes, et enrayer la baisse démographique qui touche l’ensemble du Perche.  Notre avenir repose sur notre capacité à pérenniser la population de nos villagesÂ
, alerte Jean-Pierre Deshayes.
Une problématique d’autant plus cruciale que Les collines du Perche normand ont perdu près de 700 habitants en une dizaine d’années. Ce qui représente baisse estimée à 300 000 € de Dotation globale de fonctionnement.
Une politique autour du logement
Pour répondre à ce défi, Bellou-le-Trichard a développé depuis plusieurs années une stratégie singulière : racheter des maisons vacantes à bas prix, les rénover, puis les proposer à la location à des loyers modérés. Aujourd’hui, la commune possède treize logements locatifs, soit environ 12 % de la population communale logée dans le parc municipal.
Une politique qui permet d’attirer de nouvelles familles, de maintenir l’école et plus largement les services de proximité. L’élu prend à titre d’exemple le cas récent d’un logement rénové grâce à une aide du  fonds vertÂ
de l’État.  Une mère de famille y a emménagé avec ses deux enfants, qui sont désormais scolarisés à Saint-Germain, tandis que la locataire a rapidement trouvé un emploi en CDI dans la restauration. Ce sont des effets très concrets sur la vitalité du territoire.Â
Un coup de griffe contre l’État
Malgré cela, le maire déplore cependant le manque de soutien structurel de l’État. Selon lui, les communes sont aujourd’hui exclues des dispositifs d’aides à la rénovation de l’habitat (OPAH – Opérations d’amélioration de l’habitat), contrairement aux propriétaires privés ou investisseurs.
 L’intérêt d’une commune n’est pas de faire du business, mais de maintenir la population locale. Pourtant, nous n’avons pas accès aux mêmes aidesÂ
, regrette-t-il, évoquant un courrier adressé au ministère du Logement pour faire évoluer cette situation. Un paradoxe qu’il résume ainsi :  Alors que l’on demande aux collectivités de limiter l’artificialisation des sols et de revitaliser les centres-bourgs, les communes peinent à obtenir des soutiens pour réhabiliter l’habitat existant.Â