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Cambriolages, déchets, éclairage : le maire de Saint-Georges-des-Groseillers répond aux habitants... |
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Durant plus de trois heures, Stéphane Terrier a abordé plusieurs thématiques et répondu sans détour aux questions des habitants. © Ouest-France
Jeudi 11 septembre 2025, au cours d’une réunion publique axée sur la sécurité et la tranquillité publique, Stéphane Terrier, maire de Saint Georges-des-Groseillers (Orne) a évoqué plusieurs thématiques dont les cambriolages et l’éclairage public.
Au cours de la période estivale, la commune de Saint-Georges-des-Groseillers, dans l’Orne, a connu huit faits de cambriolage signalés à la police municipale. « Ce n’est pas encourageant, car les cambriolages ne cessent d’augmenter dans la commune. Lorsque vous constatez un cambriolage chez vous, appelez-nous et ne touchez à rien », conseille le capitaine Matthieu Restout, numéro deux du commissariat de Flers.
L’éclairage public au cœur des débats
« Les cambrioleurs font des repérages avec du démarchage à domicile. Il recherche surtout de l’argent et des bijoux, parfois des voitures », analyse Stéphane Terrier, le maire. L’édile a mis en avant plusieurs outils préventifs tels que l’application Panneau pocket et le dispositif de participation citoyenne. La police municipale porte aussi l’opération Tranquillité vacances, qui permet aux forces de l’ordre de surveiller les résidences inscrites à cette opération. « C’est totalement gratuit », martèle Stéphane Terrier.
En lien avec les cambriolages, la thématique de l’éclairage public a été abordée. « Plusieurs études scientifiques n’apportent pas de rapports directs entre l’extinction de l’éclairage public et les faits de cambriolage », explique Stéphane Terrier. Autre argument avancé par l’édile : les économies. En s’appuyant sur les projections du TE 61, le maire a avancé qu’un surcoût de 75 000 € existe entre une extinction de l’éclairage public et un allumage complet. « La sécurité publique n’a pas de prix, mais elle a un coût. Toutefois, si le prochain conseil municipal décide de rallumer l’éclairage public, on rallumera », admet Stéphane Terrier.
« On envisage d’installer trois à quatre composteurs »
Autre thématique abordée au cours de cette réunion : les dépôts sauvages et les composteurs. « Il existe des dépôts sauvages dont les endroits sont toujours les mêmes. Nous avons décidé d’une facturation à hauteur de 46 € par heure d’intervention, lorsque nous pouvons identifier », expose Stéphane Terrier. « Depuis la mise en place des sacs transparents et des composteurs, nous avons constaté une baisse de 40 % du poids des ordures ménagères et une augmentation de 30 % du tri sélectif. Nous espérons une baisse de 2 % à 4 % de la taxe d’ordures ménagères », informe Thierry Aubin, président du Sirtom.
Concernant les composteurs, Stéphane Terrier admet que le dispositif fonctionne bien. « Il y a quatre composteurs à Saint-Georges-des-Groseillers. On envisage d’en installer trois ou quatre autres, car la demande est forte. Nous nous rendons sur tous les sites, tous les dix à quinze jours. Il existe une vingtaine de points où nous nous rendons toutes les semaines, car l’apport est important », analyse Thierry Aubin.