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Canicule, tempête, orages… Quels départements n’ont jamais été en alerte rouge météo ?... |
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Une vague de chaleur frappe la France en ce début juillet, mais certains départements n’ont jamais connu d’alerte rouge, pour quel phénomène météorologique que ce soit. © Archives Ouest-France
Alors qu’une vague de chaleur s’abat sur le pays en ce début juillet, douze départements résistent encore et toujours à l’envahisseur météorologique extrême : ils n’ont jamais été placés en vigilance rouge, le plus haut niveau d’alerte recensé par Météo France depuis 2001 et la création du système. Parmi eux, deux départements de l’Ouest : l’Orne et la Sarthe.
Ce mardi 1er juillet 2025, seize départements français sont placés en alerte rouge canicule. Mais ils sont douze, douze départements sur les 90 de France métropolitaine à ne jamais avoir été placés en vigilance rouge par Météo France. Les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, le Cantal, la Creuse, la Haute-Marne, la Meuse, l’Orne, le Puy-de-Dôme, le Bas-Rhin, la Sarthe, la Haute-Vienne et les Vosges n’ont jamais connu de phénomène climatique nécessitant une alerte rouge, depuis la création du système d’alerte météo, en 2001.
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À l’inverse, les départements les plus touchés par l’alerte rouge sont l’Hérault (dix-sept cas) et le Gard (seize cas). Depuis la mise en place de la procédure de vigilance, le niveau rouge a été déclenché à 75 reprises (au 1er juillet 2025) en France.
Neuf phénomènes surveillés, de l’avalanche à la canicule
Le système d’alerte météo a été mis en place pour la première fois en octobre 2001, après les violentes tempêtes de fin décembre 1999. Lors de sa création, la vigilance météorologique portait sur cinq paramètres : vent violent ; fortes précipitations ; orages ; neige-verglas et avalanches.
À la suite de la canicule de 2003, les vigilances « canicule » et « grand froid » ont été ajoutées. Fin 2007, la vigilance « fortes précipitations » a été renommée en « pluie-inondation » pour intégrer la vigilance liée aux crues de Vigicrues. Et en novembre 2011, après la tempête Xynthia de février 2010, les phénomènes côtiers ont été ajoutés, avec la vigilance « vagues-submersion », en partenariat avec le service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM).
Petite correction à apporter : le 54 et le 74 ont déjà connu une vigilance rouge pour crues/inondations.
— Christophe (@christophe022) June 30, 2025
Voir l'article Wikipedia "Vigilance météorologique de Météo-France".
Depuis la création de cette vigilance en 2001, la synthèse au 1er juillet 2025 sera alors : pic.twitter.com/T4wmIP1YMO
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Aujourd’hui, la vigilance météo porte ainsi sur neuf phénomènes en métropole : vent violent ; pluie-inondation ; inondation ; orages ; neige-verglas ; avalanches ; canicule ; grand froid et vagues-submersion. L’alerte la plus déclenchée concerne les inondations-crues. En Outre-mer, les phénomènes surveillés sont différents : vent violent ; fortes précipitations ; orages ; forte houle et cyclone.
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Quatre niveaux d’alerte
L’échelle de vigilance est graduée en quatre niveaux : vert, jaune, orange et rouge. En vert, pas de vigilance particulière. En jaune, Météo France conseille d’être attentif : « Des phénomènes habituels dans la région mais occasionnellement et localement dangereux sont prévus. » Orange signe le début des vrais ennuis : « Des phénomènes dangereux sont prévus », il faut être très vigilant. Et en rouge, la vigilance absolue s’impose car « des phénomènes dangereux d’intensité exceptionnelle » sont attendus.
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Neuf alertes rouges ont été déclenchées en 2014 et 2023, les années les plus riches. Celle de ce début d’été 2025, 50e vague de chaleur nationale recensée depuis 1947, la 33e du XXIe siècle, s’inscrit dans un contexte de changement climatique qui en augmente l’intensité et la fréquence.