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Ce village normand au charme médiéval est niché à l’orée d’une des plus belles forêts de France... |
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Bellême est situé au cÅ“ur du parc naturel régional du Perche. © Orne Tourisme
Situé au sud-est de l’Orne, le village de Bellême est connu pour son patrimoine médiéval et sa forêt. Amateurs d’histoire et de nature seront sans conteste comblés.
C’est une escale incontournable pour découvrir la Normandie autrement. Bellême doit son intérêt à son emplacement géographique typique. Nichée au cœur du parc naturel régional du Perche, cette cité de caractère dévoile à qui s’y aventure un charme médiéval et une histoire qui se lit à travers ses ruelles pavées. En passant sous le porche du XVe siècle, la rue Ville-Close présente différentes façades colorées et hôtels particuliers du XVIIe au XIXe siècles qui ont accueilli des personnalités locales.
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Au sommet de la ville subsistent les vestiges de l’enceinte du château. Depuis la place de l’Europe s’offre une belle vue sur les toits en tuiles plates et sur l’église Saint-Sauveur. Le paysage bocager du Pays bellêmois se dessine à l’horizon. Ici serpentent des sentiers de randonnée pédestre et de VTT. Après l’effort, place à la flânerie : Bellême est aussi un paradis pour les chineurs avec de nombreux brocanteurs.
La forêt domaniale de Bellême
Bellême doit aussi sa réputation à la forêt domaniale éponyme de 2 500 hectares. Située au nord de la cité, elle est l’une des plus belles de France, remarquable pour ses chênes séculaires et ses hêtres. Très humide, la forêt offre un climat propice à la prolifération des champignons en automne, avec plus de 1 100 espèces !
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Avis aux amateurs. Lors d’une promenade dans ce cadre enchanteur, on découvre également l’étang de la Herse. Ce lieu paisible, propice à la pêche, est aussi marqué par les contes et légendes locales. La fontaine de la Herse était jadis réputée pour ses eaux guérisseuses. Les Gaulois, les Romains et les Francs avaient foi en ses vertus. On peut encore lire, gravées en lettres latines dans la pierre, des mentions liées à ces croyances : « Dédié aux dieux infernaux, à Vénus, à Mars et à Mercure ». Mais, attention tout de même, les panneaux en français mettent en garde : « eau non potable »