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Chauffage, coupe-vent, fourrage… Trois usages de la haie dans une ferme d’Athis-Val-de-Rouvre... |
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Christophe Davy est éleveur laitier à Athis-Val-de-Rouvre (Orne). Son essence préférée : le châtaignier. © Ouest-France
La haie à l’honneur (4/8). Dans sa ferme d’Athis-Val-de-Rouvre (Orne), Christophe Davy plante et entretient des haies bocagères au bénéfice des animaux, de la terre et de sa famille.
Sa toute première haie, Christophe Davy, éleveur laitier installé depuis 2002 à la Ribardière à Athis-Val-de-Rouvre (Orne), l’a plantée pour couper le vent d’ouest.  Il assèche les parcelles. En plantant des haies, on protège les animaux et les sols.Â
Cette haie de 120 m, à une époque où le linéaire a plutôt tendance à diminuer, a eu un effet positif sur ses vaches normandes en quelques années.
En 2006, Christophe Davy adhère à la Scic Bois Bocage énergie, qui vient de se créer à Athis-Val-de-Rouvre, et décide d’installer une chaufferie bois pour sa demeure familiale et celle de ses voisins. Le besoin de 120 m3 par an est couvert par l’accroissement annuel des haies sur la ferme. J’étais adhérent à la Scic et j’apportais du bois de façon irrégulière »,
complète l’agriculteur.
Des haies fourragères
Une dizaine d’années plus tard, avec le Centre d’initiative pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (Civam) et observant l’augmentation de la fréquence des haies, Christophe Davy explore un troisième usage de la haie : les arbres et arbustes fourragers.  Les vaches adorent le saule, l’aulne de Corse, le mûrier blanc… et ce dernier présente un optimum nutritionnel entre protéines et glucides. C’est encore plus équilibré que la luzerne. C’est ce qu’on donne aux vers à soie. J’en ai planté un peu partout, on va voir si ça pousse en Normandie.Â
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Depuis plusieurs années, l’agriculteur athisien, qui a depuis adhéré au label haies pour valoriser sa gestion durable, se forme à leur entretien.  Il y a énormément de possibilités d’exploitation des haies que je redécouvre. Dans la perspective du changement climatique, il faut apprendre à connaître la nature pour l’accompagner plutôt que de la contraindre. Il n’y a pas d’autre issue.Â