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Connaissez-vous ces quatre lieux incontournables à Argentan, dans l’Orne ?... |
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Depuis le sommet de la tour Marguerite, on peut avoir une vue panoramique sur Argentan et l’église Saint-Germain. © Archives Ouest-France
Au cœur de l’Orne, Argentan est une ville riche d’histoire. Tour médiévale, musées d’art et d’artisanat, temple de l’équitation… Il y a de quoi faire pour occuper un week-end ou un séjour au milieu du bocage normand. Voici quatre idées de visites pour découvrir le patrimoine et les richesses d’Argentan.
Elle n’a rien à envier aux autres cités normandes. Entre Alençon et Falaise, Argentan (Orne) a longtemps été une ville incontournable : une forteresse stratégique dans le conflit entre les rois de France et d’Angleterre, une capitale de la dentelle dont la technicité du point est toujours sans pareil, un carrefour dans le pays du cheval. On peut découvrir ces multiples visages à travers une simple balade. Voici quatre lieux à visiter pour découvrir l’histoire, les habitants illustres et les fiertés de la troisième ville de l’Orne.
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Le musée Fernand-Léger – André-Mare
Passionné d’art, Argentan mérite le détour ! Un musée au centre de la ville rend hommage à deux illustres Argentanais, Fernand Léger et André Mare. Le premier, peintre et sculpteur, est l’un des pionniers du mouvement cubiste, le second, peintre lui aussi, est surtout connu pour ses travaux de décorateur et d’architecte d’intérieur.

L’ancienne maison d’enfance de Fernand Léger a été transformée en musée dédié à l’œuvre du peintre normand et à son compère André Mare. Archives Ouest-France
Vous pourrez ainsi découvrir les œuvres de ces deux complices. Ils le furent dans la vie, partageant même un atelier à leurs débuts à Paris. Dans ce musée, autrefois maison d’enfance de Fernand Léger, le visiteur peut, au fil de sept espaces d’exposition, admirer dessins de jeunesse, lithographies, livres illustrés, objets d’art décoratif et des œuvres picturales parfois inédites.
Le Haras du Pin
Louis XIV fonde son haras personnel à Saint-Léger-en-Yvelines, à proximité de Saint-Germain-en-Laye. Mais, rapidement, les terres cultivées se révèlent peu fertiles, les parcs trop espacés et les chevaux faibles. En 1714, le roi confie donc à son grand Écuyer le soin de trouver un endroit plus favorable. Son choix se fixe sur le Buisson d’Exmes, près d’Argentan, et sa voisine, la seigneurie du Pin, pour y faire édifier « le Versailles du cheval ».

Le Haras du pin, « le Versailles du cheval ». Stéphane Geufroi / Archives Ouest-France
L’activité principale du haras consiste à sélectionner les races et à produire des chevaux. En 1790, le haras du roi regroupe 196 étalons et 40 poulains et pouliches dont une majorité de poulains de lait. Après une liquidation par la Révolution, le désormais nommé Haras du Pin, rétabli par le décret impérial du 4 juillet 1806, est ouvert au public.
L’église Saint-Germain
L’église tient son nom de saint Germain, évêque d’Auxerre, qui serait passé à Argentan vers 435. Sa construction a débuté au XVe siècle pour s’achever au XVIIIe, d’où un mélange de styles architecturaux. Elle présente ainsi au nord un majestueux porche qui date du XVe siècle, une nef et un transept gothiques et un chevet Renaissance. La tour-lanterne, intégrée au bâtiment principal, s’élève au-dessus de la croisée du transept. Elle est caractéristique des grandes églises « à la normande ».

L’église Saint-Germain, à Argentan (Orne). Ikmo-ned CC.ASA 4.0
Saint-Germain abrite les restes de Marguerite de Lorraine, descendante de Saint-Louis, petite-fille du bon roi René d’Anjou et arrière-grand-mère d’Henri IV, qui épousa, en 1488, René, duc d’Alençon et comte du Perche, marquant l’arrivée dans l’Orne de la famille de Lorraine.
La tour Marguerite
La tour Marguerite est le dernier vestige des remparts de la ville fortifiée sous l’impulsion d’Henri Ier Beauclerc, cadet des fils de Guillaume le Conquérant. Entre le XIVe et le XVe siècles, les défenses furent renforcées par seize tours, dont la « Marguerite » que l’on peut encore admirer aujourd’hui. Haute de 17 mètres, elle offre, depuis son sommet, une vue imprenable sur la ville.

La tour Marguerite est le dernier vestige des fortifications qui entouraient la ville d’Argentan (Orne) au Moyen Âge. Archives Ouest-France
Elle devrait son nom, soit à une jeune fille qui y aurait été emprisonnée, soit à Marguerite de Lorraine, qui fut duchesse d’Alençon et donc Dame d’Argentan, femme remarquable qui a laissé une empreinte profonde à la tête de ce pays. La tour Marguerite est aujourd’hui visitable et sert de lieu d’exposition. Elle est classée au titre des Monuments historiques depuis 1965.