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«Des claques aux fesses? Bien sûr que mes enfants en reçoivent!» Il se retrouve devant la justice... |
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Un homme de 52 ans s’est retrouvé devant le tribunal d’Argentan pour des coups de pied ou des claques sur les fesses de ses enfants. © Thierry Creux / Ouest-France
Un homme de 52 ans a comparu devant le tribunal d’Argentan (Orne) ce mardi 8 octobre 2024, pour répondre de violence sur ses enfants.
« Des coups de pied ou des claques aux fesses ? Bien sûr que mes enfants en reçoivent ! Sinon je n’aurais pas d’autorité sur eux. » Depuis 2016, cet habitant d’Écouché-les-Vallées faisait l’objet d’un suivi par les services d’éducation spécialisée. Car la cellule familiale a longtemps été dans le radar des services sociaux de l’Orne : violences conjugales, alcool, troubles du comportement chez un enfant, etc.
Des coups de martinet pendant son enfance
Jusqu’à présent la justice n’avait pas été saisie, mais cette phrase entendue par un éducateur a fait l’objet d’un signalement au parquet d’Argentan. L’enquête a abouti à la comparution de cet homme de 52 ans devant le tribunal judiciaire, mardi 8 octobre 2024. « Moi-même j’ai reçu des claques ou des coups de martinet pendant mon enfance », répond le quinquagénaire à une question de la juge, à ce sujet. Le prévenu répond sincèrement qu’il n’avait pas conscience que « les coups de pied aux fesses » administrés de temps en temps, mais depuis des années, constituaient de la violence. « Pour moi, la violence c’est quand on en arrive aux coups de poing, avec des hématomes… »
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Depuis quelques mois, l’action éducative en milieu ouvert mise en place par les services sociaux semble avoir ouvert les yeux à l’Écubéen. « Mes enfants me disent : si tu nous tapes, papa, on a le droit de le dire à l’éducateur », rapporte-t-il à la juge.
« Autres temps, autres mœurs »
« On a tous commis ce genre d’erreur envers ses enfants, moi le premier, plaide son avocat. Autre temps, autres mœurs. Maintenant, ce n’est plus accepté. Mais il reste un très bon père, d’ailleurs le juge aux affaires familiales a fixé une résidence alternée. »
L’homme a écopé de deux mois de prison avec sursis.