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Deux tableaux remarquablement sortis de l’oubli à l’église de Sanite-Gauburge-Sainte-Colombe... |
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Marie-Ange Baijot, restauratrice, et Philippe Bigot, maire, ont présenté les deux toiles récemment remises en état. © Ouest-France
Deux tableaux restaurés ont retrouvé une place de choix en l’église. Leur retour y a été célébré, dimanche 15 juin 2025, à l’occasion de la messe de la fête communale de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe (Orne).
De l’ombre à la lumière. Deux magnifiques toiles anciennes, entièrement restaurées, ont été présentées, dimanche 15 juin 2025, à l’occasion de la messe en musique célébrée pour la fête communale Saint-Jacques de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe (Orne). « Après la découverte de ces œuvres par notre précédent curé, nous avons sollicité la Mission patrimoine des archives départementales, dont l’avis est venu confirmer tout l’intérêt d’engager l’opération de remise en état, qui vient de s’achever », a expliqué le maire, Philippe Bigot.
« Chaque geste est unique »
Le chantier de restauration a été confié à l’Atelier du Val aux clercs, du Sap-André, mobilisant Marie-Ange Baijot pendant de longues semaines, sur La Vierge à l’Enfant et Saint-Ignace de Loyola. Elle en a témoigné, dimanche, énumérant les étapes successives de nettoyage et de reprises des peintures, travail conduit avec passion et professionnalisme. L’occasion pour elle de détailler l’opération qui l’a conduite à restituer la version originelle de La Vierge à l’Enfant, après avoir libéré l’œuvre d’une couche de peinture qui aurait été réalisée à postériori, pour recouvrir le sein de la Vierge.
Elle a également avoué avoir consacré beaucoup de temps aux encadrements, pour les traiter et les réparer. « Comme toute œuvre, chaque geste est unique. Accompli minutieusement et sans précipitation, il doit respecter le travail de son auteur ! » a-t-elle insisté.
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La présentation des œuvres, « remarquablement restaurées », a conduit le maire à citer en exemple « le partenariat fructueux établi entre la commune et le conseil départemental, pour financer l’opération, et entre la commune et la restauratrice, au titre de la partie technique qui nécessitait un réel savoir-faire. Ainsi, nous sortons de l’oubli deux très belles pièces, dont l’existence était ignorée depuis toujours ou presque, et qui auraient pu définitivement sombrer. » Et Philippe Bigot de conclure en soulignant « la richesse, trop souvent sous-estimée, du petit patrimoine local, qu’il nous appartient de préserver et de mettre en valeur. Le léguer en parfait état aux générations futures, c’est déjà s’assurer qu’elles en prendront également grand soin ».