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Elle veut développer l’usage des semences potagères anciennes : une réunion à Athis-Val-de-Rouvre... |
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Viviane Derouet présente ici des graines de haricots à écosser du Saint Sacrement et des paquets de graines à planter. © Viviane Derouet
Mardi 4 mars 2025, Viviane Derouet de Ségrie-Fontaine invite les jardiniers amateurs à une réunion d’information autour des semences potagères anciennes normandes à réintroduire dans nos jardins
Viviane Derouet est une nostalgique des éco-jardiniers, réseau mis en place par le CPIE des Collines Normades en son temps. Elle est adepte des semences potagères anciennes normandes  parce qu’elles ont connu, depuis plus de 100 ans, des périodes de canicules et de fortes pluies, ce qui leur confère une caractéristique génétique propice aux évolutions du climat actuel ».
Viviane s’est procuré huit variétés anciennes normandes de haricots et pois. Le haricot le plus connu dans le coin est le Saint sacrement. Pour les petits pois, il y a le pois à soupe, Le Saint Hubert, dont l’histoire a fait un aller-retour Normandie-Québec, le pois du Val de Saire, le capucin bleu… autant de noms qui fleurent bon le terroir.
Développer l’usage
Le projet de Viviane Derouet est simple : « il s’agit de les multiplier et d’en développer leur usage ». Mais elle ne peut pas mettre en place seule cette démarche :  Il faut faire équipe et je fais appel à des jardiniers volontaires. Il faut aussi trouver des jardins isolés, car ce travail nécessite d’être très précautionneux pour éviter l’hybridation des variétés.Â
Par exemple, il faut 150 m entre deux pieds de haricots différents. L’idée est que des jardiniers volontaires prennent en charge chacun deux variétés à développer : une de haricot, une de pois.
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Une réunion pour informer
Mardi 4 mars, de 18 h à 20 h, elle invite donc les jardiniers amateurs à une réunion d’information. Sylvain, paysan semencier à Bréel, sera présent pour faire part de son expérience professionnelle, apporter son soutien au projet, amener conseils et pratiques.  Autant d’idées que de pistes à explorer ensemble »,
souligne Viviane, enthousiaste à monter ce projet qui, elle l’espère, pourrait être en écho au conservatoire des semences anciennes normandes de Montviette Nature à Saint-Pierre-sur-Dives.
 Faire évoluer ses graines avec les conditions climatiques et le terroir, c’est travailler pour le futur, tant dans la lutte contre les maladies, la résistance à la sécheresse que de l’amélioration des qualités gustativesÂ
, ajoute-t-elle.
Mardi 4 mars, de 18 h à 20 h : réunion autour des semences potagères anciennes, chez Viviane Derouet, le Hamel à Ségrie-Fontaine - Contact : pubvivi@posteo.de
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