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ENTRETIEN. MC Solaar prévoit un concert « énergique » pour le festival des Bichoiseries en Normandie... |
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MC Solaar jouera samedi 28 juin 2025 sur la scène des Bichoiseries, à Cerisy-Belle-Étoile. © Archives Ouest-France
Le rappeur MC Solaar est l’une des têtes d’affiche du festival musical des Bichoiseries qui se déroule à Cerisy-Belle-Étoile (Orne) du vendredi 27 et samedi 28 juin 2025. L’occasion pour lui de découvrir l’Orne et de lancer sa tournée des scènes estivales.
Cet été, MC Solaar s’apprête à arpenter une dizaine de festivals. Pour s’échauffer la voix, il montra sur la scène des Bichoiseries, à Cerisy-Belle-Étoile, dans l’Orne, le samedi 28 juin 2025. Un département dans lequel le rappeur n’a jamais joué. Interview.
Quel est votre rapport à la scène ?
À mes débuts, j’étais sur scène avec un microphone et un DJ. Aujourd’hui, on prend les meilleurs éléments du XXIe siècle, les sons travaillés par les producteurs et les sons électroniques, et on les mélange harmonieusement avec de la musique organique. La musique de studio, comme le rap, l’électro ou le RnB, elle avait souvent du mal à être faite avec des musiciens. C’est super ce qui arrive aujourd’hui.
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Ça ressemble à quoi Solaar sur scène ?
Je vais proposer un concert énergique. On pensera parfois que c’est du rock, de temps en temps ce sera une étrangeté, sur certains titres ce sera l’option DJ… On va prendre les morceaux les plus scéniques du Triptyque (dernier album de MC Solaar, N.D.L.R.), pour la modernité, et d’autres qui ont traversé le temps, comme Solaar pleure, Da Vinci Claude, Nouveau western… Ce sont des chansons qui font l’unanimité et quand elles sont mêlées à l’énergie des morceaux du Triptyque c’est un bel ensemble. Certains vont découvrir des morceaux du Triptyque. D’autres ne sont pas spécialement venus pour voir me voir et ils vont se dire « mais c’est quoi ce morceau ? Il a trente ans, mais il est quand même bien ! » C’est ça que j’aime dans les festivals, les gens sont aussi en découverte.
De votre côté, vous allez encore voir des concerts ou des festivals ?
Oui quand je peux. Je vois des gens que j’ai aimés par le passé, je vois des nouveaux, différents genres musicaux… Tu captes l’ambiance, c’est génial. J’ai eu une surprise un jour. J’étais allé incognito dans un festival et j’ai vu tout un public chanter du Orelsan comme si c’était Frère Jacques. Je me suis dit ça y est, il y a quelque chose qui s’est passé. Le rap c’est la musique naturelle d’aujourd’hui. Bravo, bravo aux anciens !
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Vous l’avez dit, il y a des morceaux qui ont traversé le temps. Comment y apporter quelque chose de nouveau sur scène ?
Par exemple, pour le morceau Nouveau Western, je joue au cow-boy ! J’ai un pied de micro et je rappe comme si j’étais sur un cheval. Et de temps en temps, avec ma main, je frappe derrière. Ce n’est pas les versions qu’on a pu montrer auparavant parce qu’il y a un DJ, un batteur qui devient fou à des moments et une bassiste qui rebondit comme si c’était Calamity Jane !
Des souvenirs de Normandie ?
J’aime bien la Basse et la Haute-Normandie, comme le Pays de Bray (à cheval entre la Seine-Maritime et l’Oise). Tu t’y arrêtes et tu as des petites choses. Tu donnes deux euros et tu sais ce que tu vois ? Des poules et des canards. C’est pour les gens de la ville (sourire).