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Flers. « À 2angles, on a mesuré pour la première fois l’avancée de notre travail »... |
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La résidence de La Bazooka à 2angles à Flers (Orne) a été l’occasion de tester et d’ajuster la pièce « Nos Rituels ». © Nora Hougenade
Vingt ans de 2angles (5/8). La compagnie de danse La Bazooka a investi deux fois les locaux de 2angles à Flers (Orne). Ses fondateurs se souviennent d’un temps dédié à la création et d’une opportunité de tester leurs projets.
En 2015, la compagnie de danse contemporaine La Bazooka fondée, par Sarah Crépin et Étienne Cuppens, s’installe en résidence à 2angles, à Flers (Orne). Forts de cette expérience « axée sur l’efficacité et le rendu » comme le raconte la chorégraphe et interprète, ils reviennent six ans plus tard, avec un nouveau projet à tester auprès du public flérien.
Une résidence pour évaluer son travail
En 2015, avec son projet Bal Fantastik, sur le thème du cinéma fantastique, la compagnie de danse La Bazooka, venue du Havre (Seine-Maritime), expérimente pour la première fois le concept de résidence. Avec Bal Fantastik, l’idée « est d’injecter de la danse contemporaine dans le corps des gens », commente Sarah Crépin, chorégraphe et interprète. 2angles, « c’est un paradis, on se consacre uniquement à la création. On a découvert la musique en live et réadapté la danse à l’espace », souligne-t-elle.
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Le projet finalisé a été testé auprès du public flérien, à qui les pas de danse ont été appris par les professionnels. Rapidement, ils se rendent compte que l’effort demandé est trop intense. « La soirée était un crash test. C’est génial, à 2angles on peut essayer et modifier les choses »,raconte Étienne Cuppens, metteur en scène.
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Pourquoi revenir en 2021 ? « On aime créer dans la douleur »,s’amusent les deux artistes. Sous-entendu, le processus de création à 2angles nécessite une capacité d’adaptation. Pour la pièce « Nos Rituels », « on a pu compter sur le regard extérieur des équipes. On a été rassurés et on a pu partager nos états d’âme », explique Sarah Crépin. Une donnée précieuse qui les a aidés avant la présentation test au public. « Pour la première fois, on a mesuré l’avancée de notre travail. La pièce a trouvé sa résonance auprès du public, ce qui a été un soulagement indescriptible », conclut le binôme.