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Guy Fitzer, sous-préfet de Lisieux, nommé dans l’Orne : « C’est un poste où l’on aime les gens, on veut être utile »... |
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Guy Fitzer était arrivé à la sous-préfecture de Lisieux, le lundi 24 juillet 2023. Il a été fraîchement nommé à Argentan, dans l’Orne. © Archives Ouest-France
Après trente mois passés en tant que sous-préfet de Lisieux (Calvados), Guy Fitzer va passer la main. À 61 ans, cet élu « de terrain » a été nommé à Argentan (Orne), pour ce qu’il sait déjà être son dernier poste.
La nouvelle est tombée lundi 15 décembre 2025, dans le Journal officiel de la République. Guy Fitzer, actuel sous-préfet de Lisieux, assurera dès le mois de janvier le même poste à Argentan, dans l’Orne. Un mouvement qui se fait  dans le cadre d’une mobilité statutaire habituelle, après presque trois ans ici ».
Arrivé le 24 juillet 2023 dans la cité lexovienne, depuis la Polynésie française, il est resté un peu plus de trente mois dans le pays d’Auge.
Le sous-préfet est ravi de ce qu’il sait déjà être sa dernière affectation.  Je vais bientôt avoir 61 ans, ça sera donc mon dernier poste. Je reste très attaché au pays d’Auge et à la Normandie, on a eu la courtoisie de m’affecter tout près, ce qui est finalement assez rare dans le métier. On me fait une fleur.Â
Des moments forts
Cet homme  de terrainÂ
garde en tête  des actions très diverses, qui m’ont permis de rencontrer un territoire passionnant, riche en industrie, en agriculture et en littoral, même.Â
Avec des enjeux vastes pour la ruralité,  à commencer par les déserts médicaux, ou les difficultés rencontrées par le monde agricole. J’ai aussi eu à cÅ“ur de développer les services publics de proximité.Â
Il quitte donc le pays d’Auge avec  le sentiment du travail accompli, notamment grâce au retour des élus. Il faut dire qu’on n’a pas compté nos heures »,
reconnaît-il dans un sourire. Avec des moments très forts dans la tête, comme l’arrivée des vétérans lors du 80e anniversaire du D-Day, ou encore la rencontre avec la famille d’Arnaud Garcia, agent pénitentiaire tué lors de l’évasion meurtrière de Mohamed Amra.  Il y a eu des morceaux de vie très durs, d’autres très heureux. Mais je me souviendrai de tout cela.Â
Si son successeur n’est pas encore connu,  je ne suis pas inquiet, c’est le cycle normal. Là où on passe, l’État reste : la sous-préfecture, c’est la représentation de l’État en proximité. C’est un poste où l’on aime les gens, on a envie d’être utile auprès d’eux. J’espère modestement avoir rempli mon rôle, à ce niveau-là .Â