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La Banque alimentaire de l’Orne a distribué 580 tonnes de denrées alimentaires en 2023... |
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Joaquim Pueyo, maire d’Alençon, a remercié les bénévoles de la Banque alimentaire de l’Orne, jeudi 4 janvier 2024. © Ouest-France
Dans le monde des associations caritatives, la Banque alimentaire fait figure de grossiste. Elle distribue de la nourriture à d’autres associations et aux CCAS des différentes communes, qui la distribuent ensuite à leurs bénéficiaires. Près de 10 000 personnes en ont bénéficié dans l’Orne l’année passée.
Jeudi 4 janvier 2024, 10 h. Un camion de la Banque alimentaire de l’Orne se gare devant le local de l’association, rue Édouard-Belin, à Alençon. Le rideau roulant de l’entrepôt se lève. À l’intérieur, une petite dizaine de bénévoles se tient prête à décharger le camion, qui arrive du magasin Leclerc.
« Il faut être très réactif, souligne Angélica Mézière, directrice opérationnelle de la Banque alimentaire dans l’Orne. Tout va être consommé aujourd’hui ou demain. Après-demain au plus tard. »
Les denrées sont pesées et réparties par catégorie : les fruits et les légumes, le frais, les produits secs… Pour être ensuite dispatchées à travers le département, via d’autres associations caritatives et les Centres communaux d’action sociale (CCAS) des différentes communes.
« On peut saluer les Ornais »
En 2023, 580 tonnes de nourriture ont été distribuées dans l’Orne, dont 44 tonnes amassées lors de la collecte annuelle de l’association, en novembre. « Vu le contexte, on s’attendait à une baisse de 10 à 20 %, confie le président, Édouard Romet. Mais on a fait une collecte équivalente à celle de l’année dernière. On peut saluer les Ornais : ils ont fait un bel effort. »
Autre levier pour récolter de la nourriture : les ramasses, trois fois par semaine, auprès des grandes surfaces. Des ramasses qui ont « tendance à diminuer », alerte Édouard Romet, car « les magasins s’organisent pour limiter le gaspillage ».
De la nourriture est aussi envoyée par l’Europe, via le fonds social européen. Le reste est acheté grâce à des subventions de collectivités (10 000 € annuels du Département, 22 000 € de la Ville d’Alençon) et des dons d’entreprises et de particuliers.
« Votre mobilisation est fondamentale »
Et pour faire fonctionner tout cela, on trouve deux salariés et 26 bénévoles, retraités pour la plupart. « Votre mobilisation est fondamentale », salue le maire d’Alençon, Joaquim Pueyo, venu visiter l’association ce jour-là . « Ça nous apporte quelque chose aussi, confie Rémi Leprovost, l’un des bénévoles. Je ne me vois pas rester à la maison toute la journée. »
Tous sont modestes, et pourtant… Ils passent entre 24 et 27 heures par semaine à assurer les différentes missions nécessaires à la distribution, la manutention, mais aussi la comptabilité, l’administratif, l’hygiène… De vrais métiers ! D’ailleurs, l’association cherche toujours de nouveaux bénévoles. Pour renforcer et soulager l’équipe. Et continuer à donner à manger à près de dix mille Ornais en difficulté.