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La Chapelle-d’Andaine. Les salariés de SNV dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail

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photo  à la chapelle-d’andaine, dans l’orne, les salariés de snv ont fait grève dès 4 heures du matin, ce mardi 5 octobre 2021.  ©  ouest-france 1

À La Chapelle-d’Andaine, dans l’Orne, les salariés de SNV ont fait grève dès 4 heures du matin, ce mardi 5 octobre 2021. © Ouest-France

Les salariés de SNV, à La Chapelle-d’Andaine, dans l’Orne, se sont mobilisés pour réclamer une hausse de leur salaire et dénoncer leurs conditions de travail, ce mardi 5 octobre 2021, dès 4 heures du matin.

À l’heure où les boulangers enfournent leurs premières baguettes, les salariés de SNV, à La Chapelle-d’Andaine, dans l’Orne, tiennent leur piquet de grève depuis déjà plus d’une heure, ce mardi 5 octobre 2021. Parmi la soixantaine de manifestants bravant le froid et la pluie, il y a Françoise, 57 ans, dont vingt années passées dans cette usine de production de volailles et de lapins située près de Bagnoles-de-l’Orne-Normandie.

« Nos conditions de travail se dégradent de jour de jour. Les cadences ne cessent d’augmenter. Mais nos salaires restent les mêmes », dénonce-t-elle. Tous les mois, cette militante CGT empoche 1 450 €, prime d’ancienneté incluse, afin de mettre des milliers de poulets en barquette. Un rythme effréné qui abîme les corps. « Je ne peux plus travailler debout, mais aucune proposition de reclassement ne m’a été faite », poursuit celle que tous surnomment Fanfan.

5 % d’augmentation pour bien vivre

Face à la dégradation des conditions de travail, les syndicats du personnel de cette filiale du groupe alimentaire LDC, implantée à travers une dizaine de sites et réalisant plus de 600 millions de chiffre d’affaires, font front commun. « Nous demandons une revalorisation des salaires de 2,5 %. Pour bien vivre, il faudrait 5 % », revendique Florence Hamelin, déléguée syndicale centrale CGT. Comme sa camarade, elle pointe du doigt la pénibilité croissante et l’augmentation des cadences de travail. « Nous sommes toujours dans la rapidité. Mais il arrive un moment où on n’en peut plus », tempête Françoise.

À quelques pas de là, les militants de Force ouvrière (FO) – le syndicat majoritaire à SNV - tentent de se réchauffer avec un café. Le barnum sous lequel ils s’abritent manque de s’envoler sous l’effet des bourrasques. Il est 6 h et beaucoup de salariés filent rejoindre leur atelier de production sans un regard pour les grévistes. « La précarité les empêche de se mobiliser », expliquent certains. Pour les en tirer, Didier Dorcy, délégué central FO, réclame « la réouverture des négociations pour une revalorisation salariale de 2,2 % ». De quoi compenser, pour les faibles revenus, la récente hausse du Smic.

Atelier dinde

Pour expliquer le désamour entre les salariés de SNV et leur entreprise, le syndicaliste évoque « un manque de reconnaissance. Le travail est si difficile que les employés préfèrent aller voir ailleurs. » Ainsi, selon ce responsable syndical, il y aurait plus de 200 postes à pourvoir chez SNV, à l’heure actuelle. « Certains intérimaires ne tiennent même pas une heure. Ils vont aux toilettes et nous ne les revoyons plus », confie plus d’un gréviste.

Jean et Pascal*, quant à eux, travaillent dans l’atelier dinde, l’un des plus difficiles de l’usine, depuis plusieurs années. « Les primes ne cessent de diminuer. Il y a dix ans, c’était deux mois de Smic ; désormais, c’est même pas un mois », s’accordent-ils. Cette journée de grève est un sacrifice supplémentaire. « Pour venir travailler, je fais 70 bornes. Ça fait 120 € de gasoil par mois. Une fois que tous les crédits sont payés, il ne me reste plus rien à la fin du mois », détaille Jean.

« Cadences abominables »

Fatiguée de voir ses conditions de travail se détériorer, Sarah* a décidé de se joindre à la grève. Elle évoque aussi des « cadences abominables et des conditions de travail qui se dégradent chaque année un peu plus ». Surtout, elle s’attend à voir tourner « la chaîne à toute vitesse » pour compenser le retard engendré par cette journée de mobilisation. Et de conclure : « Ça devient une galère. »

*Les prénoms ont été changés.

 
Nicolas GUÉGAN.    Ouest-France  

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