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Législatives dans l’Orne. La parole à Vincent Beaumont, dissident pour la majorité présidentielle... |
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Vincent Beaumont est candidat dans la troisième circonscription de l’Orne. © Ouest-France
Vincent Beaumont, maire de La Ferrière-aux-Étangs, se présentera aux élections législatives des 12 et 19 juin dans la troisième circonscription de l’Orne (Flers-Argentan). L’élu de 65 ans, directeur d’Ehpad à la retraite, même s’il n’a pas été investi, se revendique de la majorité présidentielle.
Trois questions à Vincent Beaumont, candidat aux élections législatives des 12 et 19 juin dans la troisième circonscription de l’Orne (Flers-Argentan).
Quel est votre lien avec le territoire ?
Je suis né à Caen, mais mes ancêtres sont d’origine flérienne. Je suis arrivé à La Ferrière-aux-Étangs en 1993 dans le cadre de mon exercice professionnel, quand je suis devenu directeur de l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Je me suis engagé en tant qu’élu dans la commune en 2001, puis j’ai été élu maire pour la première fois en 2008 et renouvelé deux fois à ce poste.
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Si vous êtes élu, quelle loi voterez-vous en premier ?
Je voterai les lois sociales que le président de la République s’est engagé à mettre en place, notamment sur le pouvoir d’achat. Je voterai notamment pour l’indexation des retraites sur l’inflation. Tout cela me semble essentiel, prioritaire.
Quelle problématique de votre circonscription doit être la plus défendue ?
Le point le plus important, pour moi, c’est la désertification médicale. C’est quelque chose qui n’est plus supportable. Dans l’Orne, en février, il y avait 191 postes d’infirmiers qui n’étaient pas pourvus, dont 38 pour le seul hôpital d’Alençon-Mamers. Ça n’est plus tenable. Les hôpitaux ferment des lits non pas parce qu’il n’y a plus de besoins, mais parce qu’il n’y a plus de personnels. En tant qu’ancien directeur d’Ehpad, je suis complètement sensibilisé à cette problématique.
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Me réclamant de la majorité présidentielle, je n’ai aucune difficulté à dire que j’ai tout particulièrement apprécié l’idée de Philippe Juvin, candidat à la primaire Les Républicains, qui proposait que les internes aient l’obligation de faire leur dernière année dans les zones rurales les plus défavorisées. Certaines professions, comme les pharmaciens ou les notaires, ont des quotas d’installation. Il faut des mesures fortes, ne pas les imposer, mais organiser une grande convention nationale là-dessus, maintenant !