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Nuit de dégradations à Bellême : neuf personnes, dont sept mineurs, seront jugées au tribunal... |
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Seul un majeur a reconnu les faits de dégradations par incendie devant la procureure de la République, ce samedi 10 mai 2025. © Archives Ouest-France
Les gardes à vue des jeunes suspectés d’avoir commis des violences et saccages à Bellême (Orne), dans la nuit du 26 au 27 avril 2025, ont été levées ce samedi 10 mai. Ils ont été déférés devant la procureure d’Alençon. Deux majeurs seront jugés en octobre 2025 au tribunal correctionnel, tandis que le cas des sept mineurs sera examiné dans les prochaines semaines au tribunal pour enfants.
Neuf personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, jeudi 8 mai 2025, soupçonnées d’avoir participé aux multiples dégradations et violences commises à Bellême dans la nuit du 26 au 27 avril. Le parquet d’Alençon communique sur les suites judiciaires de cette affaire, ce samedi 10 mai.
« Les auditions ont permis de mettre hors de cause un majeur et d’impliquer un mineur supplémentaire, né en 2007, annonce Laëtitia Mirande, procureure de la République au tribunal judiciaire d’Alençon. Ce dernier a été placé en garde à vue pour les mêmes infractions. »
Ce samedi, les neuf suspects, soit deux majeurs et sept mineurs, ont été déférés au parquet pour violences commises en réunion et dégradations aggravées. « Seul un majeur a reconnu les faits de dégradations par moyen dangereux (incendie) et est poursuivi pour ce chef. »
Huit jeunes sous contrôle judiciaire avant le procès
La procureure précise que « la grande majorité des mis en cause n’ont pas d’antécédents judiciaires ». Devant le juge des libertés et de la détention, les deux majeurs ont été placés sous contrôle judiciaire, comme requis par le parquet. Ils ont l’interdiction de paraître à Bellême (sauf pour le travail) et l’interdiction de contact avec les autres suspects. Ils seront jugés au tribunal correctionnel le 2 octobre 2025.
Concernant les sept mineurs, six ont été placés sous contrôle judiciaire avec les mêmes obligations, en plus de celle de respecter un couvre-feu. « Un placement pénal a été ordonné pour l’un d’entre eux », ajoute Laëtitia Mirande. Par ailleurs, ils « feront l’objet d’un suivi par la protection judiciaire de la jeunesse au titre d’une mesure éducative judiciaire provisoire. L’examen de leur culpabilité interviendra dans quelques semaines devant le tribunal pour enfants ».