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Orne. François Carbonnell officiellement élu président des maires ruraux... |
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François Carbonnell, élu président des maires ruraux de l’Orne le vendredi 24 septembre 2021. © Ouest-France
Lors d’une assemblée générale qui s’est tenue à Valframbert, vendredi 24 septembre, François Carbonnell, édile de Vitrai-sous-L’Aigle, a été élu président de l’association des maires ruraux du département. Il succède à Jean-Marie Vercruysse.
Il assurait l’intérim depuis le 24 janvier 2021 à la tête de l’association des maires ruraux de l’Orne. Depuis le vendredi 24 septembre, lors d’une assemblée générale qui s’est tenue à Valframbert, François Carbonnell, édile de Vitrai-sous-L’Aigle s’est officiellement assis dans son fauteuil de président. Seul candidat, il succède à celui qu’il considère comme son « parrain », Jean-Marie Vercruysse. « Avec le contexte sanitaire, nous avions décalé cette assemblée car il était impensable de ne pas l’organiser en présentiel. » Il a souhaité, avec cette soirée, combler « un grand temps de sommeil entre les municipales et le Covid ».
Des communes toujours plus « affaiblies »
C’est donc chose faite. Lors des débats qui ont émaillé la soirée, une attention particulière a été donnée à la thématique de l’éducation. François Carbonnell y a fait l’amer constat de « l’affaiblissement des regroupements pédagogiques » qui entraîne des fermetures de classe, puis de « sites ». En cela, il a également fait référence à la dernière fermeture en date, au mois de juillet, de l’école de Saint-Langis. « Une école fermée engendre la fin d’une foule d’activités qui font le quotidien de la ruralité ».

Les membres du bureau de l’association des maires ruraux de l’Orne. Ouest-France
Le nouveau président a aussi dénoncé « la multiplication des projets éoliens » et assure avoir été « harcelé par une vingtaine de faiseurs de vent ». S’il entend toutes les positions à ce sujet, il soutient que tous ces projets ne vont pas seulement dans le bon sens « économiquement et écologiquement », avec un rendement « bien trop irrégulier » et « une pollution de milliers de tonnes de ciment » sur des terres agricoles, entre autres arguments.
Autre point central de son discours, les règles d’urbanisme et notamment la lutte contre l’artificialisation des espaces de la loi Climat. Pour lui cette mesure viserait « à centraliser » et donc profiter aux communes plus urbaines.
Et de conclure : « Nos communes sont le terreau de la démocratie locale, mais elles se retrouvent toujours plus affaiblies. »
À l’échelle nationale, l’association des maires ruraux réunit 36 000 communes.