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Pas de plongeon cet été à Soligny-la-Trappe... |
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La base loisirs de Soligny-la-Trappe n’ouvrira pas ses portes cet été. En cause : les normes sanitaires trop compliquées à mettre en Å“uvre pour l’association qui gère le lieu. © Archives Ouest-France.
La base loisirs n’ouvrira pas ses portes. L’association en charge du lieu estime que les mesures sanitaires sont trop contraignantes à mettre en œuvre. Elle donne rendez-vous aux baigneurs l’an prochain.
Désinfecter les pédalos après chaque utilisation. Fermer deux pistes sur les quatre que compte le toboggan. Séparer les entrées et les sorties des visiteurs alors que le lieu ne dispose que d’un chemin piétonnier. Veiller à la distance entre chaque baigneur sur la plage. Autant de mesures qui ont paru trop lourdes à l’Association communale de tourisme et loisirs (ACTL) qui est en charge de la base de loisirs de Soligny-la-Trappe. Mi-juin, après avoir tourné la question dans tous les sens, il a donc été décidé que le lieu n’ouvrirait pas cet été.
« Ce qui prime, pour nous, c’est la sécurité des visiteurs, rappelle Sylvain Gomond, secrétaire adjoint de l’association. On ne se sent pas en pleine capacité de répondre à tout ce qui nous est demandé. »
Habituellement, le site est ouvert les dimanches et jours fériés de mai et juin et tous les après-midi entre le 1er juillet et le 31 août. Et accueille plusieurs centaines de baigneurs chaque jour, « avec régulièrement un millier de personnes par jour quand il fait chaud. Notre record étant 1 300 visiteurs en 2003 lors de la canicule. »
« Rendez-vous l’an prochain ! »
Les règles imposées pour la réouverture auraient donc obligé l’association à sérieusement réduire sa fréquentation. Mais en revanche, à augmenter le nombre de personnels.
« En temps normal, on tourne avec sept saisonniers, ajoute Sylvain Gomond. Pour être certains que tout soit respecté, il faudrait quinze personnes supplémentaires chaque jour ! Si nous avions fait appel à des bénévoles, comment être sûr qu’ils seront présents tous les jours ? Et s’il avait fallu embaucher, cela creusait dans notre trésorerie. On en est arrivé à la conclusion que nous avions plus à perdre à ouvrir qu’à fermer… »
Les membres de l’association ACTL savent qu’ils vont faire des déçus. « On s’excuse auprès des gens. On sait bien qu’on est une destination pour ceux qui ne partent pas en vacances. Mais on gère un lieu de loisirs. Nous n’avions pas envie d’ouvrir en bridant le plaisir des visiteurs et que les gens repartent mécontents. Nous ne voulons mettre personne en péril et préférons donner rendez-vous au public dans un an ! »