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Route effondrée à Ceton : le conseil départemental de l’Orne s’oppose à une remise en état de la RD 136... |
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La route départementale 136 s’est effondrée en octobre 2024. © CD61
La municipalité de Ceton a demandé une étude sur la réparabilité de la RD 136, effondrée en octobre 2024 au niveau de la commune. Le conseil départemental de l’Orne réagit vivement par voie de communiqué de presse. Christophe de Balorre, le président, s’agace de cette requête.
La route départementale 136, effondrée depuis octobre 2024, n’en finit plus de faire couler de l’encre. Cette fois-ci, c’est le conseil départemental qui prend la plume, pour réagir aux derniers propos de la municipalité de Ceton. Le 5 novembre 2025, une réunion publique était organisée pour envisager plusieurs solutions possibles à la fermeture de cet axe qui oblige certains automobilistes à faire quotidiennement un détour.
À l’occasion de cette réunion, Frédéric Farigoule, directeur de la gestion des routes, assurait sans ambages que cette route est « irréparable ». Mais Stanislas Lepic, adjoint au maire de Ceton, réagissait fin novembre : « Nous comprenons les enjeux, mais il faut aussi entendre la frustration des habitants à qui on avait promis une étude géotechnique. C’est le respect de la parole donnée. Cette étude est indispensable pour estimer et chiffrer, de manière factuelle et transparente, la réparabilité de la route ».
« Renoncer à une énième remise en état »
C’est cette sortie qui a mis en rogne le président du conseil départemental, Christophe de Balorre. Le Département s’est alors fendu d’un communiqué de presse dans lequel il s’exprime : « Alors que la mairie de Ceton sollicite – par voie de presse – une nouvelle étude sur le tronçon de la RD 136 effondré, le président du conseil départemental “s’étonne de cette position qui fait voler en éclats l’accord pris, le 5 novembre dernier, de travailler conjointement mairie-intercommunalité-Département pour trouver ensemble la meilleure solution, avec le seul objectif d’assurer la sécurité des usagers !” »
Pour le gestionnaire de cette route, à l’issue de la réunion publique, « l’idée de renoncer à une énième remise en état de la RD 136 avait fait son chemin… » et il s’agissait de faire « cap sur une « solution alternative. » C’est pourquoi Christophe de Balorre s’agace : « Nous avions convenu de poursuivre un travail en commun et voilà que la mairie, de son côté, nous demande par voie de presse une étude géotechnique. […] Cela fait plus d’un siècle que cette voie s’effondre, emportée par des glissements de terrain récurrents. Aucun chantier ne garantit la stabilisation du phénomène, qui peut à tout moment mettre en danger la sécurité des usagers, alors qu’il est de notre devoir de l’assurer, c’est la priorité ! »
Le conseil départemental a consacré « plus de 300 000 € à des réparations »
Et de rappeler que « depuis 2020, le conseil départemental a consacré plus de 300 000 € à des réparations ». Ce qui n’a pas empêché l’effondrement.
Pour l’étude, le président du département indique qu’elle « ne garantit en rien de déboucher sur une situation pérenne, et (son) coût est chiffré à plus de 110 000 € ! » Il propose que la commune « participe financièrement à hauteur de 80 % du coût de l’étude, qui relève d’ailleurs essentiellement de sa compétence, puisque le secteur est situé en “zone rouge” du Plan de prévention des risques naturels (PPRN). »