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Tinchebray-Bocage. Le sang et la boue, un documentaire et un débat... |
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Les enfants creuseurs du Congo. © Jean-Gabriel Leynaud
Jean-Gabriel Leynaud, directeur de photographie, scénariste et réalisateur, signe, avec le Sang et la boue, l’un de ses premiers longs métrages. C’est un documentaire tourné au Congo. Il sera projeté vendredi au cinéma Normandy. Le film traite des conditions humaines et économiques, liées à l’extraction à mains nues du coltan, un minerai. Le Congo détient 70 % de ce minerai indispensable aux smartphones.
Une exploitation des multinationales
Avec ce documentaire, nous plongeons au cœur de Numbi, une bourgade à l’est du Congo. Ses habitants, creuseurs, négociants, policiers, prostituées ou enseignants, sont les acteurs d’un drame et voient leurs vies abîmées par les effets sournois d’un système d’exploitation et d’un conflit qui les dépassent. Les pays acheteurs du coltan fixent les prix.
Ce documentaire de quatre-vingt-quatorze minutes est sorti en salle le 27 août et bénéficie d’une très bonne critique. Après sa projection, un débat est prévu avec Clémence Auzary, géographe, de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, spécialiste des transports sur le fleuve Congo. Elle a fait plusieurs voyages dans les deux Congo et s’intéresse au lien entre économie politique et infrastructures. Elle est engagée dans une démarche militante de visibilisation de la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans ce cadre, elle est cofondatrice du podcast Parlons du Congo.
Vendredi 21 novembre, à 20 h 45, le Sang et la boue, au cinéma Normandy, boulevard du Midi.