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Tinchebray-Bocage. Quand une artiste offre son œuvre à la chapelle... |
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Annie Mauduit, la présidente des Amis de la chapelle Sainte-Marie ; Dominique Deveaux, l’initiateur de l’exposition de peinture et calvaires ; Cécile de Banville, l’artiste qui a magnifié le buis, et le père Raymond Hébert, qui a béni la croix au cours d’une cérémonie empreinte de solennité. © Ouest-France
Cécile de Banville a sculpté, dans un pied de buis, une croix. Elle l’offre aux Amis de la chapelle Sainte-Marie. La croix trouvera sa place dans la chapelle dédiée à Notre-Dame.
Entretien
Cécile de Banville, a sculpté une croix, dans un pied de buis. Autour du projet de répertoriage des croix et calvaires du secteur et de les magnifier par des photos dans une exposition, Dominique Deveaux avait sollicité des artistes pour en faire des tableaux, Cécile de Banville a choisi de faire une sculpture de la croix de la chapelle de la Garanterie.
Quelle est l’histoire de ce buis ?
Celui-ci a entre 150 et 200 ans, il a vécu toutes les histoires de la famille Deveaux jusqu’à la tempête de 1999 où il s’est couché. L’idée d’en faire un calvaire lui donne finalement une seconde vie, pour célébrer sa région, la spiritualité évidemment : le bois c’est la vie, c’est la terre. Le buis est une essence de bois précieux, c’est une fibre très serrée, très belle.
Pourquoi avoir participé à cette aventure ?
Je suis sculptrice en taille directe de bois et je viens dans la propriété de Dominique Deveaux tous les ans, comme pour y sculpter ce magnifique buis. Lors de la tempête de 1999, beaucoup de ces buis multicentenaires sont tombés à terre et ont été préservés dans une grange. Ils ont eu l’occasion d’y sécher pendant plus de vingt-cinq ans.
Est-ce une consécration pour une artiste ?
Pour moi, c’est un honneur de participer à cette exposition et je remercie le père Raymond Hébert pour la bénédiction de la croix. Pour le travail d’un sculpteur, d’avoir une œuvre qui puisse être vecteur d’énergie, c’est pour moi excessivement important. D’avoir pu faire de l’art sacré, c’est un cadeau de la vie.
Pourquoi avoir choisi la croix de la chapelle de la Garanterie ?
Cette croix est née à la suite de l’amitié entre ma famille et la famille Deveaux. Deux familles qui se retrouvaient à la Garanterie et le pied de buis convenait à la croix, tout est lié dans cette histoire.
D’avoir pu faire une œuvre d’art sacré c’est une consécration, c’est un honneur. Nous avons fait une sorte d’équipe avec Dominique Deveaux. Nous avons fait tout ce qu’une équipe peut faire dans le lien social, amical et spirituel. C’est une première, mais peut-être une dernière aussi qu’une de mes œuvres soit bénie.
L’œuvre de Cécile de Banville va demeurer dans la chapelle dédiée à Notre-Dame-de-la-Bonne-Mort.