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Tinchebray-Bocage. Sergio Gamboa est assistant de langue espagnole pour sept mois... |
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Sergio Gamboa à la droite de Frédérique Roullier la professeure d’espagnol. © Ouest-France
Le Costaricain est assistant de langue espagnole, au collège Albert-Camus et au collège Jean-Monet de Flers.
Jeudi 4 décembre marquait les 120 ans de la création du programme d’échange d’assistants de langue, accord signé en 1905 entre l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. Depuis, ce dispositif s’appuie sur près de soixante-dix pays partenaires, et concerne seize langues vivantes.
L’assistant peut être un étudiant inscrit dans une université dans son pays d’origine ou un jeune diplômé de langue vivante. C’est le cas de Sergio Gamboa, qui est titulaire d’une licence de français.  Jusqu’à mon arrivée en France, je travaillais pour une agence de voyages dans mon pays, le Costa Rica.Â
La sélection est rigoureuse
 Après m’être inscrit sur une plate-forme, constitué un dossier et à la suite d’entretien, il y a une sélection des candidats.
J’avais proposé trois régions de France. Je suis comblé. La Normandie, c’était mon premier choix.Â
Il partage son temps entre le collège Jean-Monet de Flers et le collège Albert-Camus de Tinchebray-Bocage.  L’enseignement c’est une nouveauté pour moi, je prépare mes interventions dans les deux collèges sous le contrôle des professeursÂ
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L’ambiance est studieuse dans cette classe de 5e bilangue. Frédérique Roullier, la professeure d’espagnol est la tutrice de l’assistant :  Sergio prépare ses cours. Il me les soumet et nous nous concertons et j’apporte les corrections nécessaires.Â
L’assistant va de groupe en groupe.  Nous travaillons un texte lié à un parc national, il permet d’étudier le vocabulaire des animaux, les couleurs, c’est la continuité de ma présentation que j’ai pu faire des animaux. Je profite pour montrer des endroits très emblématiques du Costa RicaÂ
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Au foyer des jeunes travailleurs de Flers, le jeune Costaricien s’est fait des amis de différentes nationalités :  Italien, Salvadorien et aussi des Français, j’en profite pour découvrir la régionÂ
. Il est rémunéré par l’éducation nationale  mais pour venir en France, j’ai dû financer mon aller et retour et je devais présenter un budget d’environ 3 000 € ».
Une reprise des études pour enseigner
Sergio Gamboa terminera sa mission à la fin du mois d’avril.  Pour moi de participer comme assistant c’est comme un test pour moi, ici cela se passe parfaitement, les élèves sont gentils, c’est facile d’enseigner dans cette ambiance. Quand je serai rentré dans mon pays je vais reprendre mes études à l’université, pour faire une licence de l’éducationÂ
. Quatre années d’études se profilent.  La phase de la pédagogie, c’est important chez nous. Et c’est nécessaire pour avoir un poste comme professeur de français par la suite.Â