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Trafic de drogues : la future prison de haute sécurité sera-t-elle installée à Condé-sur-Sarthe ?... |
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La prison de Condé-sur-Sarthe dans l’Orne près d’Alençon. © OUEST FRANCE
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin, ce jeudi 23 janvier à Agen (Lot-et-Garonne), n’a pas donné de lieu mais une date : d’ici au 31 juillet, la France abritera une prison de haute sécurité. Mais pour les syndicats, le planning annoncé par le Garde des sceaux va être « serré ».
Où se situera la future prison de haute sécurité qui doit accueillir « les cent plus gros narcobandits de France »  ? Ce jeudi, à Agen (Lot-et-Garonne), le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, n’a pas mentionné de lieu, mais a précisé qu’elle deviendra « réalité » à partir du 31 juillet. Et que de premiers transferts de détenus y débuteront dès le mois de mars.
600 détenus regroupés
Quatre millions d’euros ont d’ores et déjà été débloqués pour rénover et sécuriser un établissement existant. Puis, au cours des deux prochaines années, deux autres prisons similaires seront créées afin d’y regrouper les 600 personnes que le renseignement pénitentiaire aura désignées comme particulièrement dangereuses.
Parmi les sites évoqués figure celui de Condé-sur-Sarthe (Orne) qui accueille déjà des détenus dangereux. Pour Emmanuel Guimaraes, secrétaire national de Force ouvrière, le planning annoncé par Gérald Darmanin est « serré. Il faut vider entièrement l’établissement, réparer ce qui doit l’être, étanchéifier les bâtiments pour court-circuiter toute tentative d’intrusion par drones par exemple. Niveau sécuritaire, il y a quand même du boulot ».
D’autres noms de lieux circulent
D’autres noms d’établissements circulent : Lille-Annœullin (Nord), Moulins (Allier), Clairvaux (Aube)… Selon le ministère de la Justice, la date de l’annonce du lieu n’a pas encore été arrêtée.
Bientôt une police pénitentiaire
Autre annonce du ministre, la création d’une police pénitentiaire en 2026 : ces fonctionnaires aideront, par exemple, les agents d’insertion et de probation lors de la pose des bracelets électroniques.
Mais aussi le doublement des places de prison en semi-liberté d’ici à 2027, afin de faciliter la réinsertion des détenus non identifiés comme dangereux. « Ces annonces correspondent à nos demandes. Mais avec quel budget ? Quels recrutements ? », s’interroge Yoan Karar de FO Justice.