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Un appel pour éviter la prolifération de la Jussie rampante dans le Perche... |
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Chantier d’arrachage de jussie rampante pour stopper l’évolution de cette plante envahissante. © Valentin Vautrain, Parc naturel régional du Perche
Des agents ont découvert sa présence sur un étang du Perche, en Eure-et-Loir, lors de récentes prospections naturalistes. Le Parc naturel régional du Perche lance un appel pour lutter contre cette espèce exotique envahissante.
Originaire d’Amérique du Sud et introduite en Europe au début du XIXe siècle comme plante d’ornement pour les aquariums et les bassins, la Jussie rampante gagne du terrain en Europe. En France, elle est surtout présente dans le sud mais elle est également fréquente le long de la façade atlantique et s’étend vers la Loire et le nord. C’est la première fois qu’elle est détectée dans le territoire du Parc naturel régional du Perche de façon aussi développée.
« C’est une plante à fleurs jaunes très visibles se développe sous forme d’herbiers aquatiques très denses et parfois presque impénétrables, immergés ou émergés, en produisant des tapis de tiges pouvant atteindre plusieurs mètres de long. Elle apprécie les eaux très ensoleillées, stagnantes ou à faibles courants ainsi que les prairies humides. Ces herbiers échappent rapidement à tout contrôle et sont capables de coloniser puis d’envahir complètement les milieux naturels humides, c’est pourquoi il faut agir rapidement », alerte Nina De Backer, chargée de mission patrimoine naturel au Parc.
Une grande capacité de croissance
« Inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes, la Jussie rampante possède une grande capacité de croissance. En monopolisant l’espace et la lumière en surface, les herbiers de jussie entrent en compétition avec la flore naturellement présente et prennent rapidement le dessus, ajoute Nina De Backer. La prolifération de la jussie occasionne également une gêne pour la pratique de certaines activités, notamment la pêche, la chasse et les sports nautiques. Elle peut occasionner ou amplifier des phénomènes d’inondation en amont et engendrer des coûts d’entretien non négligeables pour les collectivités ou propriétaires. »
En cas de découverte, dans l’Orne, il faut prévenir le Conservatoire botanique de Brest (cbn.bassenormandie@cbnbrest.com) et dans l’Eure-et-Loir, la Fédération de pêche d’Eure-et-Loir (federationpeche28@gmail.com). Nina De Backer, tél. 02 33 85 36 36 (nina.de.backer@parc-naturel-perche.fr).