|
Une locataire perd sa caution et doit payer 1 700 € car le gazon n’est pas assez dense : « Suis-je folle ? »... |
1
À cause d’une pelouse visiblement pas assez bien entretenue pour l’agence immobilière, la locataire a perdu sa caution. © Facebook : Lawn Tips Australia
En Australie, une locataire affirme avoir payé près de 1 700 € à son agence immobilière pour remplacer sa pelouse, jugée insuffisamment entretenue malgré ses efforts. Elle a effectué une demande de remboursement, en vain pour le moment.
« Nous l’avons fait, mais ils n’étaient toujours pas satisfaits. » Cette locataire australienne n’en revient toujours pas. Comme le rapporte le Daily Mail, elle a posté un appel à l’aide sur le groupe Facebook Lawn Tips Australia, où les particuliers échangent des conseils sur l’entretien du gazon.
« Mon agence immobilière nous a donnés un mois pour faire pousser cette pelouse (en hiver), sinon nous devrons payer des frais à notre déménagement », écrivait-elle il y a quelques semaines, images à l’appui.
« Ils ont engagé un paysagiste  »
Si la pelouse ne ressemblait pas à un parcours de golf, elle n’était pas non plus en mauvais état. Mais malgré les efforts réalisés, l’agence n’a rien voulu entendre : « Ils ont dit que c’était seulement de l’herbe d’hiver et qu’elle mourrait en été. Ils ont engagé un paysagiste qui a tout arraché et l’a remplacé par du gazon, le tout à nos frais… »
La locataire a dû régler 1 000 dollars australiens pour l’intervention du paysagiste et l’agence a également conservé sa caution de 2 000 dollars. Au total, cette pelouse lui aura coûté près de 1 700 €. « Je suis folle ou s’il s’agissait d’herbe d’hiver, elle aurait poussé avec le retour des beaux jours ? », s’interroge-t-elle.
Lire aussi : Elle descend du Flixbus pour aller aux toilettes, le chauffeur repart dans la nuit : « J’ai commencé à pleurer »
Son message a été largement commenté. Certains internautes lui ont conseillé de demander un avis juridique. Interrogé par nos confrères, Barb Arnott, spécialiste de l’immobilier depuis vingt ans, estime qu’une caution ne peut pas être retenue en raison de l’état du gazon. Il encourage la locataire à déposer une demande de remboursement, rappelant que ce serait ensuite à l’agence de saisir le tribunal si elle souhaite contester.
Aucune règle claire
C’est ce qu’elle a fait — mais elle attend toujours une réponse. En Nouvelle-Galles du Sud, une caution peut être retirée en cas de dommages, mais l’usure « normale » est tolérée. Problème : aucune règle claire ne définit l’état attendu d’une pelouse lors d’un départ.
En Australie, la question du gazon pour les locataires devient d’ailleurs un sujet récurrent. Récemment, une résidente a été contrainte de retirer du gazon artificiel installé depuis cinq ans devant chez elle, après la plainte d’un voisin. Le conseil municipal a estimé que la pelouse synthétique présentait un risque de sécurité et devait être remplacée par de l’herbe naturelle.
« Le gazon artificiel peut présenter un risque de trébuchement pour les piétons s’il n’est pas correctement entretenu et il attire beaucoup de chaleur », notait le conseil municipal.