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VIDEO. Pour enfants, en famille ou à deux, les jeux de société incontournables pour Noël... |
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Erick Dadat, gérant du magasin Pinocchio, accompagné par Emmanuel Montebran et Clément Rousselin, membres de l’association les Gobelins Farceurs, ont présenté leurs conseils de jeux de société. © Ouest France
L’association le Gobelin Farceur et la boutique Pinocchio fourmillent de conseils de jeux de société à mettre sous le sapin pour Noël. Trois spécialistes alençonnais ont sélectionné cinq nouveautés pour leur esthétique, leur univers et leur mécanique de jeu.
Une panoplie de boîtes de jeu de société trône sur la table. Emmanuel Montebran et Clément Rousselin, membres de l’association le Gobelin Farceur, nous accueillent au sein du magasin Pinocchio d’Alençon (Orne) en compagnie d’Erick Dadat, son gérant.
Pendant une poignée d’heures, ils détaillent leurs recommandations en fonction des publics. Des nouveautés incontournables pour leur univers et mécanique de jeu, mais aussi leur esthétique. « L’illustration prend une place croissante. Ça participe au plaisir. »
Pour les tout-petits : Bienvenue à la maison, 11 €.
Dans quelle pièce de la maison se trouvent les casseroles ? Qu’est-ce qui est lourd ou léger ? Dans Bienvenue à la maison, l’enfant est amené à catégoriser les objets du quotidien pour enrichir son vocabulaire et améliorer sa communication.
« On commence à quitter le jeu libre pour mettre en place des petites contraintes, explique Erick Dadat. Par exemple, le dé oblige chacun à attendre son tour. » En revanche, ni sanction ni défaite ne sont au programme. S’il se trompe, l’enfant est amené à expliquer les raisons de son choix. Édité par Haba, une référence dans le domaine. À partir de 2 ans.
Pour les petits : Doudou, 15 €.
Doudou a disparu… Mais quel animal représente-t-il ? Et où est-il caché ? Dans ce jeu de déduction, l’enfant dispose de sept tuiles d’enquête qui représentent des scénarios possibles. Accompagné de ses parents, il doit faire des estimations pour trouver la bonne réponse.

Au cours du jeu Doudou, l’enfant doit deviner quel animal a disparu, et le lieu de sa cachette. Ouest France
« C’est un jeu coopératif qui fait appel à la mémoire, puisqu’il faut se souvenir des tentatives précédentes, détaille Erick Dadat. Ça peut devenir un petit rituel du soir. » Un jeu court destiné aux plus de trois ans.
Pour la famille : 7 Wonders Architects, 40 €.
Une règle didactique, un système de rangement intelligent – « Chacun possède son lot de matériel, ce qui facilite la mise en place » – une jouabilité équivalente à deux comme à sept joueurs… La nouvelle formule de l’iconique licence 7 Wonders a séduit nos experts.
Avec une évolution majeure : on joue désormais chacun son tour. « Ça enlève de la technicité mais pas l’interaction », commente Emmanuel Montebran. Pour construire sa merveille antique, chacun est amené à développer une stratégie. « Il faut faire des choix entre les piles de cartes à tirer, sans oublier de regarder celles des autres », poursuit-il. Et Erick Dadat de résumer : « C’est un exemple de parfaite réussite éditoriale »,
Pour les initiés : Oltréé, 60 €.
À l’origine jeu de rôle, l’univers médiéval fantastique d’Oltréé a été adapté en jeu de plateau par Antoine Bauza, auteur aux récompenses multiples. « Nous incarnons des patrouilleurs aux pouvoirs variés, et à mesure que l’on retourne les cartes, nous déroulons le fil de l’histoire », explique Clément Rousselin.

Si Oltréé fait partie des coups de cœur de l’équipe, c’est en partie grâce à son esthétique. Ouest France
Une narration aboutie accompagnée de son lot de missions : porter assistance aux fermiers, restaurer la paix entre les communautés… « Si l’on réalise de bonnes actions, les personnages viennent nous aider, illustre-t-il. C’est un jeu feel-good, où beaucoup de paramètres peuvent influer sur notre destin. »
La grande force de ce jeu coopératif, qui favorise les interactions et la coordination entre joueurs, réside dans sa rejouabilité. « Six à huit actions sont possibles à la base, un nombre multiplié au fil des événements. » Comptez une à deux heures de jeu en fonction de la difficulté des scénarios. De 2 à 4 joueurs.
Pour jouer à deux : It’s a Wonderful Kingdom, 32 €.
Dans ce jeu de civilisations, l’objectif est de produire des ressources pour assurer la continuité de sa cité. Les cartes, posées face visible, donnent lieu à un système d’échanges, d’enchères, mais aussi la mise en place de pièges entre les deux joueurs.
« Le mécanisme de base est simple : récupérer les meilleures cartes pour assurer son développement, explique Clément Rousselin. Mais on peut rajouter des effets d’action. » Ainsi, ce jeu d’apprentissage s’adapte à différents publics en fonction du module choisi. Autre intérêt : il peut être joué en solitaire.