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Vimoutiers. Des couettes pour mamie, un chignon pour l’enfant... |
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Enfants et aînés ont pris plaisir à se retrouver lundi. © Ouest-France
Lundi, des élèves de l’école maternelle Notre-Dame ont rendu visite aux résidents de la maison de retraite. Enfants et aînés avaient échangé leurs vêtements.
Il régnait une belle effervescence, lundi, dans la salle d’animation de la maison de retraite du centre hospitalier Michel-Marescot.
Les élèves de la classe des moyens et grands de l’école maternelle Notre-Dame, de l’enseignante Cécile Aguinet, étaient en visite. Et pour cela, ils s’étaient mis sur leur trente et un. Enfin, disons que pour coller au thème de la Semaine bleue, dédiée à Vieillir, une force à partager, les enfants ont endossé des habits de papis et de mamies.  Les parents ont bien joué le jeu et je les en remercie »,
souligne Cécile Aguinet, amusée de voir les détails que certains y ont mis, comme cette petite fille avec son châle, son cordon à lunettes et ses cheveux blanchis, tirés en arrière, en chignon.  Les animatrices de l’hôpital nous ont prêté des lunettes, sans les verres, pour compléter la panoplie.Â
Du côté des résidents de la maison de retraite, ils avaient été invités à endosser un look d’enfant, avec l’aide des animatrices, Marilyne et Stéphanie.
À l’image d’Agnès, 78 ans, et ses couettes.  C’est la moindre des choses que de jouer le jeu,
sourit-elle C’est un plaisir d’être en leur compagnie. Je les regarde dessiner et c’est très amusant.Â
Denise, 88 ans, constate que  les enfants sont fiers de me montrer leur déguisementÂ
. Gabriel, 5 ans et demi, aime bien car  c’est rigolo d’être déguisésÂ
. Jade, 4 ans,  aime bien être avec les papis et les mamiesÂ
.
Il y a un mois, les enfants avaient reçu à l’école un groupe d’aînés de la maison de retraite. Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre d’un échange intergénérationnel instauré chaque mois, en alternance, entre l’école et le centre hospitalier.
 Je mène cette action avec mes élèves depuis vingt ansÂ
, souligne Cécile Aguinet qui constate que pour leur première venue à la maison de retraite,  les enfants n’ont manifesté aucune appréhensionÂ
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