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Vimoutiers. Ils travaillent sur une expo avec le fonds Ledanois... |
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Les membres de la société historique ont été interviewés par Milana Urvantsava et Mattéo Huet Gonano. © Ouest-France.
Des étudiants de l’université de Caen travaillent actuellement sur une exposition avec le fonds Marcel Ledanois. Dans ce cadre, ils ont recontré les membres de la société historique.
Dix-sept étudiants en master 2 Histoire parcours Métiers du patrimoine à l’université de Caen planchent, depuis plusieurs mois dans le cadre de leur cursus, sur un projet qui aboutira à une exposition intitulée Capturer des fragments de vie, Vimoutiers sous l’objectif des photographes.
Cette exposition devrait s’installer aux Archives départementales de l’Orne du 16 mars au 14 juin, puis se déplacer, dans le courant de l’été, à Vimoutiers. Elle sera agrémentée par les entretiens filmés de William Barber et de membres de la société historique de Vimoutiers, ces derniers s’étant prêté au jeu de l’interview, lundi 10 novembre. Les étudiants Milana Urvantsava et Mattéo Huet Gonano sont venus à cet effet s’entretenir avec eux sur ce travail de fourmi qu’ils réalisent depuis le mois d’avril, à la demande des Archives départementales, pour identifier et décrire les lieux, les circonstances, et si possible les gens figurant sur 3 384 photos (sur 6 139) issues du fameux fonds Ledanois.  Nous en avons pour le moment identifiés 10 % »,
indique le président, Patrice Samson. Ce projet d’exposition par les étudiants est né d’un partenariat entre les Archives départementales et l’université de Caen, établit par l’encadrante de la promotion, la professeure d’université, Florence Buttay.
« La place du photographe comme ethnologue »
Les Archives départementales sont en effet dépositaires du fonds Marcel-Ledanois constitué de plusieurs milliers de plaques de verre photographiques retrouvées en 2020 dans le grenier de ce qui avait été, à une époque, un ancien studio photo à Vimoutiers. Ces négatifs ont été sauvés de la destruction in extremis, grâce à la curiosité et à la sagacité de William Barber. Une histoire et un trésor photographique de la vie locale des années 1920 aux années 1940, qui avaient été révélées, en 2022, dans ces colonnes. Un fonds d’autant plus important que la ville ayant été détruite à plus de 80 % par le bombardement du 14 juin 1944, peu de documents témoignent de son passé.
Ces clichés révèlent également la vie quotidienne dans l’Orne  à la fois dans l’espace public, mais aussi privéÂ
. Le travail des étudiants vise  à mettre en valeur ce fonds associé aux photographes Ledanois, Mâcon, et De SavoieÂ
au travers de cinq axes de travail.  Les thèmes couverts par l’exposition, mettent en avant un choix de photographies diverses, représentatif de l’ensemble du fonds. Elle présente un intérêt scientifique certain, sur la place du photographe comme ethnologue involontaire, en offrant au spectateur une reconstitution partielle de la vie sociale dans un canton normand de l’entre-deux-guerres.Â