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Violences conjugales : une assistante sociale intègre le commissariat d’Alençon... |
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Violences conjugales : une assistante sociale intègre le commissariat d’Alençon
Une assistante sociale œuvre désormais aux côtés des policiers d’Alençon pour accompagner les victimes de violences intrafamiliales. Trois autres intervenants sociaux sont déjà en poste dans le département.
Depuis le 19 novembre 2020, Isabelle Kerio, assistante sociale au conseil départemental depuis 1996, travaille à mi-temps au commissariat d’Alençon. Objectif de la démarche, qui fait partie des mesures prises suite au Grenelle sur les violences conjugales : mieux accueillir les victimes de violences intrafamiliales.
L’assistante sociale était attendue. « Les agents de police sont souvent confrontés aux violences conjugales et ils sont démunis pour la partie sociale », explique Isabelle Kerio. Sa mission : « Recevoir les victimes et m’assurer qu’elles sont prises en charge, soit par une association, soit par mes collègues du Département ».
L’enjeu est aussi d’humaniser l’accueil des personnes qui franchissent la porte du commissariat. « Nous voulons éviter la double victimisation, explique le commissaire Pascal Serrand, patron des policiers du département : être victime et être mal reçue au commissariat. »
Deux services civiques
Pour cela, Isabelle Kerio peut compter sur Malythia Monnier, 18 ans, et Flore Gress, 17 ans, toutes les deux en service civique. « On accueille les personnes et on les oriente vers l’assistante sociale si besoin. »
Le poste d’Isabelle Kerio est financé pour moitié par le conseil départemental et pour moitié par le ministère de l’Intérieur. « Les violences conjugales sont un fléau majeur dans le département, rappelle la préfète. Nous devons conjuguer nos efforts pour l’endiguer. »
Trois autres intervenants sociaux sont déjà en poste dans le département, au sein des gendarmeries, de Mortagne-au-Perche, Domfront-en-Poiraie et Argentan.