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Damigny. Anita Paillot s’évade en dévorant des livres... |
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Anita Paillot est revenue vivre à Damigny en 2019. Elle vient d’être élue conseillère municipale et maire. © Ouest-France
Portrait chinois. Cet été, nous vous présentons sur un ton décalé, les maires de la communauté urbaine d’Alençon. Ce vendredi 21 août, cap sur Damigny.
Anita Paillot, 53 ans, est éducatrice spécialisée. Elle vient de débuter son premier mandat de maire de Damigny.
Quel est votre meilleur souvenir de vacances ?
Le lever du soleil sur la muraille de Chine. Ou la découverte du Jardin Majorelle, au Maroc en 2019 Je ne suis pas une globe-trotteuse, mais j’aime les voyages car ils permettent les rencontres, ouvrent à de nouvelles cultures. Voyager, c’est apprendre.
Mais mon meilleur souvenir est associé à un endroit : la plage de Pramousquier au Lavandou (Var), avec ses cigales, ses bougainvilliers, sa mer magnifique. C’est là que j’ai passé mes premières vacances de jeune maman – mon fils avait trois mois. J’y suis souvent retournée. Si le paradis existe, il est là . Sur cette petite plage au pied du massif des Maures, face à l’île du Levant.
Quel est votre péché mignon, votre marotte ?
Lire ! J’aime la lecture car ça permet de s’évader, de couper avec le quotidien. Avec un livre, on passe complètement à autre chose en très peu de temps. J’aime tellement lire qu’il m’est arrivé de le faire en marchant dans la rue. Aujourd’hui, je lis principalement le soir. Je décroche ainsi des écrans et ça m’apaise.
En ce moment, mon auteur fétiche, c’est Pierre Lemaître. Je viens de relire la quadrilogie ?Verhoeven. J’ai lu presque tous ses livres. Quand je découvre un écrivain et que je l’apprécie, j’aime bien explorer l’ensemble de son œuvre. Parmi les auteurs contemporains que j’apprécie, il y a également Delphine de Vigan.
Qui est votre héros ou héroïne, réel(le) ou imaginaire ?
Comme je suis une femme, je vais vous parler d’héroïnes. Je peux rendre hommage à celle qui vient de partir : Gisèle Halimi, qui a tant fait pour les femmes. Mais mes héroïnes, ce sont toutes les femmes invisibles, anonymes, qui ne sont pas reconnues malgré leurs actions quotidiennes.
Je pense, par exemple, à ma grand-mère, Simone. Une femme qui a connu la guerre, élevé mon papa dans des moments difficiles. Elle a fait en sorte qu’il ne manque de rien et lui a transmis des valeurs importantes : le travail, le devoir, l’amour, l’entraide. Toutes ces valeurs dont j’ai hérité, sont un peu ma colonne vertébrale, ma philosophie de vie.