|
Deux nouveaux Frères des campagnes au prieuré Saint-François, à Athis-Val-de-Rouvre... |
1
Les Frères des campagnes du prieuré Saint-François à La Carneille : frère Paul, frère Emmanuel, frère Thierry et frère Dominique. © Ouest-France
Le prieuré Saint-François, à La Carneille, en Athis-Val-de-Rouvre, a récemment accueilli deux nouveaux frères.
Deux nouveaux Frères des campagnes viennent d’arriver au prieuré Saint-François, après le départ du frère Paul, et le décès, l’an dernier, du frère Claude.  Nos responsables veillent à l’équilibre des communautés et proposent la mutation dans certaines d’entre elles quand cela est nécessaire. Nous nous connaissons tous plus ou moins ; Thierry et moi, par exemple, sommes allés ensemble au TogoÂ
, explique le frère Paul.
« L’accueil des gens »
Le frère Paul Fruchet, prêtre, est originaire de Vendée. Il arrive du Loiret et a permuté avec le précédent frère Paul.  Le village est très beau et me rappelle mon enfance dans le nord de la Vendée, avec son granite omniprésent. Je vois la vallée de ma chambre et je ne me lasse pas d’entendre la Gine couler dans le vallon.Â
Ce qui a le plus marqué Paul, c’est l’accueil des gens.  J’ai pu me rendre compte que les frères font partie du village.Â
Les huit jours de la préparation avant le Week-end des artistes l’ont marqué :  Un si petit village de 600 habitants et le dynamisme de son association, c’est quelque chose qui m’impressionne !Â
Chaque communauté a un axe, ici c’est l’attention particulière à l’environnement, comme en témoigne aussi la Faites des légumes dans une commune proche et toutes ces associations qui sont attentives à la planète et aux gens qui l’habitent.
Thierry Mangeart est originaire de La Marne, à côté de Reims. « Je viens de la communauté de Canappeville, dans l’Eure, fondée en 1949. En 1954, les frères y ont créé un centre de formation de vachers-porchers, premier établissement d’enseignement agricole, regroupant la pratique et la théorie, devenu à ce jour un CFA agricole
, précise Thierry. Je suis resté dans la communauté pendant vingt ans. Je suis arrivé deux jours avant le Week-end des artistes. J’avais amené du lin pour présenter sa culture et son utilisation, puisque le quart de la production française du lin est dans l’Eure.Â
Thierry est le responsable de la communauté de La Carneille et s’y est tout naturellement inséré, comme Paul,  parce qu’au sein de nos communautés, nous nous connaissons tous et, dans notre tradition missionnaire, il est normal de quitter un lieu au bout d’un certain tempsÂ
, expliquent-ils, avec un grand sourire.