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INFO OUEST-FRANCE. Ercé plasturgie à Athis-de-l’Orne va licencier trois salariés... |
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À Athis-de-l’Orne (commune déléguée d’Athis-val-de-Rouvre), Ercé plasturgie emploie une quarantaine de personnes. © Ouest-France /ARCHIVES
L’entreprise de transformation de matière plastique pour la filière automobile basée à Veyziat (Ain) et qui emploie une quarantaine de personnes à Athis-de-l’Orne (Orne) va procéder à « des ajustements ».
Il y a quelques jours, l’entreprise Ercé plasturgie dont le siège est basé à Veyziat près d’Oyonnax (Ain), a informé le Comité social et économique du site d’Athis-de-l’Orne, commune déléguée d’Athis-Val-de-Rouvre, qu’elle allait procéder à des licenciements. L’entreprise transforme de la matière plastique pour l’industrie automobile depuis 1992 sur son site ornais.
Elle compte actuellement 38 salariés. Selon nos informations, trois salariés vont être licenciés, un chef d’équipe, un ou une opératrice, un ou une opératrice qualité. Une quatrième personne pourrait aussi faire l’objet d’un licenciement. «  C’est dans ces ordres de grandeur. On va laisser la procédure suivre son cours avec le comité d’entreprise
», confirme à demi-mot, Franck Machurat, le dirigeant de l’entreprise.
« La situation économique est préoccupante »
« Nous sommes en train de poursuivre nos ajustements. La situation économique est préoccupante depuis plusieurs années dans l’industrie automobile. Ce n’est pas sympa pour les personnes mais c’est le contexte. Les constructeurs ont des obligations, il n’y a pas beaucoup de développement. C’est le brouillard complet
 », justifie Franck Machurat, dirigeant d’Ercé plasturgie.

L’usine d’Ercé à Athis-de-l’Orne, fabrique des carters de motoréducteur pour les vitres électriques des Tesla. Ouest-France / ARCHIVES
En 2021, le site d’Athis-de-l’Orne comptait 62 salariés, en trois ans il y a eu plusieurs départs volontaires et ruptures conventionnelles. Lors de la pandémie, l’activité de l’entreprise avait chuté de 25 %. Pour tenter de remonter la pente, l’entreprise avait expliqué vouloir investir 1 400 000 €. D’abord dans de nouvelles presses à hauteur de 660 000 € puis 550 000 € vont être aussi consacrés « à la relocalisation et la diversification », relatait Franck Machurat à  Ouest-France, il y a trois ans. Pour cela, elle avait bénéficié d’une subvention de 800 000 € versée dans le cadre du plan France Relance.