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Instruction, application des peines, affaires familiales… Trois nouvelles juges arrivent à Alençon... |
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Caroline Labbé, juge d’instruction, Anthéa Giorgi, juge d’application des peines, et Amélia Davy-Davoust, juges des enfants, prennent leurs fonctions à Alençon en septembre 2024. © Ouest-France
L’audience solennelle de rentrée du tribunal judiciaire d’Alençon (Orne) s’est déroulée lundi 2 septembre 2024. Les magistrats ont accueilli à cette occasion trois collègues, Caroline Labbé, juge d’instruction, Amélia Davy-Davoust, juge des enfants, et Anthéa Giorgi, juge d’application des peines.
« Cette audience de rentrée est placée sous le signe de la transition et de la transformation », a prévenu, d’emblée, la procureur de la République d’Alençon (Orne), Laëtitia Mirande, devant le tribunal judiciaire, ce lundi 2 septembre 2024.
Première nouveauté, cette audience solennelle a été avancée par rapport aux années précédentes, la faute à un agenda chargé pour la justice. Pour le reste, la magistrate a évoqué le passage au numérique de l’instance et les multiples réformes à mettre en place dans les semaines ou mois à venir.
« Ne soyez pas effrayées mais rassurées »
« Cependant, ne soyez pas effrayées mais rassurées, vous trouverez toujours ici des collègues disponibles et bienveillants », a-t-elle affirmé en direction des trois nouvelles juges qui rejoignent le tribunal cette année.
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Caroline Labbé remplace Eugénie Lallart, comme juge d’instruction. La magistrate de 34 ans arrive du parquet du Mans où elle a officié comme substitute du procureur chargée des affaires de stupéfiants notamment, pendant trois ans. Sa première affectation date de 2018, à Saumur. « Vous passez du parquet au siège mais malgré nos fonctions différentes, nous faisons preuve de solidarité. Vous aurez dorénavant à travailler avec les enquêteurs, vous collaborerez avec les services de police… La différence, c’est que vous devrez dorénavant instruire à charge et décharge », a remarqué Laëtitia Mirande.
« On nous a parlé du contexte à Alençon avant notre arrivée »
La procureur s’est aussi adressée aux deux autres magistrates, dont c’est la première affectation :  Un moment forcément important dans une carrière.Â
Anthéa Giorgi, 26 ans, découvre les fonctions de juge d’application des peines. Elle est originaire d’Angers mais a suivi ses études de Droit à Bordeaux. Elle est diplômée de l’école de magistrature depuis 2021. « On nous a parlé du contexte à Alençon avant notre arrivée. J’ai, dans mon cas, pour mission d’intervenir au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe pour des demandes de remises en liberté notamment. »
Enfin, Amélia Davy-Davoust, est nommée juges des enfants. Née à Alençon, elle ne connaît pas pour autant la cité des Ducs.  J’ai vécu dans la Sarthe, puis j’ai fait mes études à Nantes et à Bordeaux.Â
La jeune femme consacrera un tiers de son activité à celle du juge des contentieux de la protection.