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Les élus de Damigny regrettent que leurs projets ne figurent pas dans le schéma cyclable... |
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Alain Béthoule, conseiller municipal, et Anita Paillot, maire de Damigny, sont intervenus en conseil communautaire, jeudi 8 décembre, pour exposer leurs griefs contre le schéma cyclable. © Ouest-France
Alain Béthoule et Anita Paillot, respectivement conseiller et maire de Damigny, ont exprimé leur mécontentement en conseil communautaire, jeudi 8 décembre 2022. Les projets cyclables de leur commune n’ont pas été retenus dans le projet intercommunal.
« On n’a pas dit notre dernier mot. » Anita Paillot, maire de Damigny, ne désarme pas. Jeudi 8 décembre 2022, déjà , lors du conseil communautaire, elle a annoncé qu’elle ne validait pas le schéma directeur cyclable au motif que les quatre projets portés par sa commune n’y figuraient pas. « On veut ces pistes sécurisées pour notre population », renchérit Alain Béthoule, conseiller municipal.
Une phrase qui ne suffit pas à rassurer les élus
« On a créé une commission spéciale au sein de notre conseil municipal, poursuit-il. Le cabinet d’études nous a confirmé que nos quatre projets entraient dans le cadre de ce schéma. » Et mi-novembre, pourtant, l’élu et la maire de Damigny ont découvert que le fruit de leur travail avait disparu du document. « J’en ai parlé en commission finances, explique Anita Paillot, puis la semaine dernière, en réunion de bureau. »
« Une phrase a, depuis, été ajoutée à la délibération, mais elle ne me satisfait pas », déplore-t-elle. Cette phrase stipule : « La CUA pourra soutenir les demandes de subventions des communes déposées auprès de potentiels financeurs. » « Rien ne garantit que nos projets seront soutenus. »
« On capitalisait sur la voie verte »
La première piste cyclable devait relier l’école au collège Balzac et au lycée Alain. Deux autres tracés partaient du site universitaire pour rejoindre la voie verte, d’une part, la résidence étudiante et le bourg de Damigny, d’autre part. Enfin, une quatrième piste devait permettre de se rendre dans la zone d’activités d’Écouves.
« Nos projets offraient une connexion avec le maillage communautaire à un coût raisonné », appuie la maire. « En effet, on capitalisait sur la voie verte », ajoute le conseiller. « On a même acheté un terrain au bord de la voie pour y installer une station de réparation de vélos », complète Anita Paillot avant de conclure, dubitative : « Dans le cahier des charges, on avait coché toutes les cases. »