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Où en est le projet de fleurissement du cimetière de Bréel ?... |
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L’entrée du cimetière, à gauche, où un périmètre a été dédié à la mise en place du projet de fleurissement. © Ouest-France
Gilles Petit, maire délégué de Bréel, dans l’Orne, fait le point sur le projet de fleurissement du cimetière de sa commune. Aidés d’entreprises, les élus ont selectionné une trentaine de plantes variées.
L’arrêté du 15 janvier 2021 a élargi l’interdiction de produits phytosanitaires à partir du 1er juillet 2022 dans tous les lieux fréquentés par le public ou à usage collectif, comme les cimetières ; de ce fait, les communes ont été amenées à revoir leur façon de procéder à l’entretien de leur cimetière.  Lorsque nous nous sommes penchés sur la question, nous nous sommes rapidement aperçus qu’il nous faudrait faire en fonction de la typologique du terrain de chaque cimetière (la pente, la roche, les allées non alignées…) et faire des choix d’aménagement ad hocÂ
, précise Gilles Petit, maire délégué de Bréel et membre de la commission cimetières, présidée par Odile Gauquelin, au sein de la commune d’Athis-Val-de-Rouvre.
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À Bréel, le choix du fleurissement des inter-tombes
Le cimetière de Bréel étant de taille moyenne, avec des allées non alignées, c’est le fleurissement inter-tombes qu’il a été choisi de réaliser à titre d’expérience.  J’ai fait appel à l’entreprise Terres de l’Ouest de Notre-Dame-du-Rocher ; avec Aimerance Grillat-Honkoué-Katchieu, paysagiste pépiniériste, nous avons tracé un périmètre d’implantation et sélectionné une trentaine de plantes variées.Â
Les plantes retenues l’ont été en fonction de plusieurs critères : des rampantes (pour éviter la pousse d’adventices) ; des espèces résistantes à la chaleur (pour économiser l’eau) et des plantes colorées, pour des touches de couleur dans l’ensemble. Pascal Bouquerel, le cantonnier chargé de l’entretien du cimetière, a participé en mars 2023 à la plantation et suivi l’évolution de l’ensemble.
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À ce jour,  nous avons fait le constat que certaines plantes ne se sont pas bien ou pas adaptées au terrainÂ
, explique Gilles Petit. Ensemble, ils ont convenu de continuer le fleurissement cet automne avec les plantes qui se sont bien adaptées, certaines d’entre elles ayant déjà pris les devants dans les allées périphériques à leur lieu d’implantation. Pour la petite histoire, Gilles Petit a consulté les Archives de l’Orne et précise avoir vu,  sur des clichés photographiques du XIXe siècle, que le cimetière de Bréel était bien enherbé à cette époque ; aujourd’hui, je constate que, progressivement, les gens s’habituent à ce qu’il y ait un petit peu d’herbe par placesÂ
, ajoute-t-il. Le cimetière de Bréel, un brin English, a accueilli cet été oiseaux et visiteurs à qui il a offert une fenêtre ouverte fleurie et colorée, propice à la méditation.