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Pierre-Yves Émile devient le nouveau curé d’Argentan... |
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La messe d’installation de Pierre-Yves Émile en tant que curé aura lieu samedi en l’église Saint-Martin. © Ouest-France
Samedi 16 septembre 2023, le prêtre de 42 ans deviendra le curé des paroisses d’Argentan et de Trun (Orne). Un territoire qu’il connaît bien puis qu’il était l’assistant du précédent curé, le père Édouard, depuis 2017.
Entretien avec le père Pierre-Yves Émile, 42 ans.
Vous êtes prêtre à Argentan depuis six ans. Devenir curé change quoi ?
Souvent, les gens pensent que tous les prêtres sont des curés. En fait, il y a un seul curé, c’est le responsable de la paroisse. Depuis 2017 j’étais vicaire du père Édouard, son assistant. Le n° 1, c’est celui qui doit trancher, j’aurai ainsi un impact sur la direction que prend la paroisse. Le droit canon dit aussi que le curé est celui qui a le soin des âmes : j’ai ainsi une responsabilité vis-à -vis de tous les habitants des paroisses d’Argentan et Trun, les accompagner dans leur cheminement spirituel.
Comment vivez-vous ce changement ?
J’aime bien avoir des projets, donc cette responsabilité m’intéresse, c’est motivant. Il y a quelques années, j’avais déjà été curé de la petite paroisse du Mêle-sur-Sarthe, avec peu d’habitants. Souvent on est nommé dans une nouvelle paroisse, dont il faut découvrir le territoire et les gens. J’ai l’avantage de l’être sur une paroisse que je connais déjà . Comme une grosse partie de notre travail c’est du relationnel, c’est plus facile pour moi.
Ces nouvelles responsabilités induisent-elles de la pression ?
Il ne faut pas croire que le prête porte tout à bout de bras… À Argentan, il y a une bonne équipe de bénévoles qui fonctionne, même s’il faut toujours veiller à la renforcer et à la renouveler. Tout cela m’aide à être serein. Et il est important de s’adapter, ne pas se dire qu’on va faire comme il y a trente ans. Il y a encore plein de belles choses à inventer, mais pas de la même manière de ce qui a été fait avant, ça, c’est un challenge intéressant.
Une messe d’installation, c’est aussi solennel…
Oui, car lors de la cérémonie, le curé reprend devant l’évêque les engagements pris lors de son ordination. Et symboliquement l’évêque va aussi me confier le confessionnal, le baptistère et l’autel.
Comment doit-on appeler le curé ?
L’abbé, ou mon père ou tout simplement Pierre-Yves… Tout me convient, je réponds à chaque fois (rire).
Quel a été votre parcours, avant de devenir prêtre en 2010 ?
J’étais infirmier diplômé d’État. Je le suis d’ailleurs toujours, mon diplôme est encore valable (sourire). Originaire d’Alençon, j’ai fait mes études au Mans où j’ai ensuite travaillé, dans l’hôpital psychiatrique d’Allonnes, près du Mans.
Samedi 16 septembre 2023, à 18 h 30, en l’église Saint-Martin à Argentan. Vin d’honneur à l’issue de la cérémonie.