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Positive à la codéine, la conductrice était sous traitement, dans l’Orne : elle est relaxée... |
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La conductrice a été relaxée des faits de conduite sous stupéfiants, mais condamnée pour le défaut de permis de conduire. Photo d’illustration. © Archives Ouest-France
Une conductrice a été contrôlée par la gendarmerie à Chailloué (Orne), le 21 mai 2024, et le test salivaire était positif aux opiacés. Devant le tribunal d’Alençon, ce jeudi 12 décembre, elle a expliqué être sous traitement de codéine et présenté l’ordonnance de son médecin. Elle a donc été relaxée.
La gendarmerie procède à un contrôle routier le 21 mai 2024, à Chailloué (Orne). Une conductrice âgée de 41 ans n’a pas son permis de conduire car elle a perdu tous ses points. Mais surtout, le test salivaire est positif aux opiacés. Elle est donc poursuivie.
« C’était de la codéine, car j’ai un traitement, justifie-t-elle devant le tribunal d’Alençon (Orne), ce jeudi 12 décembre. Mon médecin m’a dit que j’avais le droit de conduire avec avis médical. » Elle le prouve par une attestation de son médecin traitant et sa prescription médicale. « Je prenais ce traitement tous les jours depuis deux ans. »
Ce médicament « n’interdit pas la conduite »
Son avocate, Me Florence Gallot, sollicite la relaxe pour ces faits : « Il est prévu que s’il y a consommation d’opiacés sur prescription médicale, ça ne permet pas de retenir une conduite sous stupéfiants. De plus, il n’y avait pas de contre-indication sur la conduite et la boîte de médicaments ne l’interdit pas non plus. »
Elle est donc relaxée. Malgré tout, la femme n’avait toujours pas le droit de conduire ce jour-là  : pour la conduite sans permis, elle écope de 90 jours-amendes à 5 €. Son permis, restitué depuis les faits, est cette fois annulé.