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Près d’Argentan, un hommage solennel rendu au résistant Henri Roussel... |
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La stèle en mémoire à Henri Roussel, mort à Aunou le 8 juin 1944, a été inaugurée lundi 9 juin 2025. © Ouest-France
Lundi 9 juin 2025, la commune d’Aunou-le-Faucon, près d’Argentan (Orne), a rendu hommage à Henri Roussel et à son compagnon de Résistance, Alexandre Chambrier, tués en juin 1944 par les Allemands.
Sous-préfète, sénateur, député, président de l’intercommunalité, conseillères départementales, maires et élus voisins, directrice de l’Office des anciens combattants, vingt-cinq porte-drapeaux… La municipalité d’Aunou-le-Faucon, près d’Argentan (Orne), a mis les petits plats dans les grands, lundi 9 juin 2025, pour rendre hommage au résistant Henri Roussel, tué le 8 juin 1944.
Un pupitre rappelant le sacrifice des résistants
La cérémonie s’est déroulée au cimetière, autour de la tombe – restaurée par le Souvenir français – du résistant et de son fils, tués à deux mois d’intervalle ( Ouest-France du 9 juin). Puis la centaine de personnes s’est rendue à quelques centaines de mètres de là , dans un chemin au lieu-dit des Champs Brias, près du haras de l’Ermitage, pour découvrir la stèle rappelant l’endroit où le corps d’Henri Roussel a été retrouvé, quatre-vingt-et-un ans plus tôt, jour pour jour. Un pupitre y résume désormais le parcours des deux hommes à travers la guerre.

Le maire Bernard Mahieux et deux enfants ont déposé une gerbe sur la tombe restaurée d’Henri et Yves Roussel. Ouest-France
Hommage à trois autres soldats
« N’oublions jamais ces personnes qui se sont sacrifiées pour notre liberté », a conclu le maire. Bernard Mahieux y a associé le souvenir de trois autres personnes « mortes pour la France » pendant le conflit : le résistant Alexandre Chambrier, de Saint-Loyer-des-Champs, aussi tué ce 8 juin 1944 à Aunou, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Ainsi que les soldats Henri Amard (1917-1940) et Louis Hamard (1926-1945).
Sous un ciel ensoleillé et paisible, bien loin du fatras de l’été guerrier de 1944, l’assemblée s’est recueillie en silence. Puis a écouté la lecture du poème Liberté écrit en 1942 par Paul Éluard, déclamé par Malika, Shayna et Yüsra, élèves du collège Louise-Michel à Alençon et lauréates du concours de la Résistance et de la Déportation.

Une centaine de personnes a participé à la cérémonie en hommage au résistant Henri Roussel. Ouest-France
L’hymne national a ensuite percé les frondaisons de la forêt de Petite Gouffern, suivi par le Chant des partisans, « la Marseillaise des résistants », selon les termes de Christophe Bayard, maître de cérémonie.