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Sénatoriales dans l’Orne : candidat LFI, Rémi Fortier plaide pour « un service public de l’eau »... |
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Rémi Fortier, 32 ans, consultant en transformation numérique, est candidat pour La France insoumise aux élections sénatoriales, dans l’Orne. © Ouest-France
À 32 ans, Rémi Fortier est candidat aux élections sénatoriales, dans l’Orne, sous l’étiquette La France insoumise (LFI). Le scrutin aura lieu dimanche 24 septembre 2023. Les grands électeurs devront désigner deux sénateurs.
Rémi Fortier, 32 ans, est consultant en transformation numérique. Il est candidat pour La France insoumise (LFI) aux élections sénatoriales de 2023, dans l’Orne. Entretien.
Quel est le sens de votre candidature ?
Je suis candidat pour défendre le programme d’intérêt général de la Nupes au Sénat. C’est d’ailleurs de l’espoir soulevé par ces accords qu’est né mon engagement politique, puisque j’ai rejoint La France insoumise au moment de la campagne des législatives, en 2022.
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Nous sommes convaincus que l’arrivée sur la scène politique de figures jeunes et non élues peut être une réponse à la crise démocratique qui secoue notre pays.
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Quels sont les sujets majeurs que vous souhaitez porter au Sénat ?
Le problème de l’eau et de sa raréfaction m’apparaît comme le sujet à défendre. Une gestion publique et décentralisée de cette ressource est nécessaire.
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Les communes rurales sont particulièrement concernées, confrontées à des coûts de gestion et d’entretien supérieurs, d’une part car les réseaux de distribution y sont plus étendus, mais aussi car l’eau y est acheminée à moins d’habitants qu’en ville. Il y a donc pour ces communes un sens profond à la mise en place d’un service public d’intérêt général de l’eau, qui bénéficierait également aux agriculteurs et à leurs productions.
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La dégressivité des tarifs est également problématique. Aujourd’hui, plus on consomme d’eau, moins elle coûte cher. Il n’est pas normal de payer moins cher pour remplir sa piscine que pour boire l’eau essentielle à sa survie. Autres sujets : l’indexation de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) sur l’inflation, l’instauration d’un tarif réglementé de l’électricité pour les collectivités et la lutte contre les déserts médicaux. La réforme des retraites attaque la capacité de nos élus à s’engager, en particulier dans les zones rurales. Une fois au Sénat, nous ferions tout notre possible pour abroger cette loi injuste.
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Qui est votre suppléante ?
Il s’agit de Martine Monteggia. À 66 ans, elle est conseillère municipale La France insoumise à Argentan, déléguée aux espaces verts et à la biodiversité, élue sur la liste d’union des gauches de sa commune.
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Votre avis sur la multiplication des candidatures de gauche ?
Je regrette que nous ne partions pas ensemble. La France insoumise a œuvré pour le rassemblement des quatre binômes de gauche. Nous sommes des militants infatigables de l’union, mais je reste positif. Quatre binômes, c’est aussi quatre fois plus de personnes pour défendre les idées de gauche auprès des élus, avec leurs spécificités, et donc leurs richesses.