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Sénatoriales dans l’Orne : le binôme Ristic-Picot veut « diffuser les idées écolos auprès des élus »... |
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Pierre Ristic, 52 ans, et Florence Picot, 40 ans, forment un binôme écologiste pour les élections sénatoriales organisées dans l’Orne, en septembre 2023. © Marie Eve DUBRAY
Candidats aux élections sénatoriales dans l’Orne, Pierre Ristic et Florence Picot se présentent sous l’étiquette Europe écologie Les Verts (EELV). Dimanche 24 septembre 2023 à Alençon, les grands électeurs désigneront deux sénateurs.
L’écologiste Pierre Ristic vit à Boissy-Maugis. Il est directeur de projet dans une entreprise informatique. Florence Picot vit à Héloup et travaille dans la fonction publique, au ministère de l’Agriculture. Ensemble, ils sont candidats Europe écologie Les Verts (EELV) aux élections sénatoriales, organisées dans l’Orne.
Pourquoi une candidature EELVÂ ?
Nous avons beaucoup travaillé à une candidature commune avec les forces de gauche, mais ça n’a pas abouti. Nous portons aujourd’hui une candidature spécifique, parce que pour nous, c’est important de pouvoir faire passer les idées écolos auprès des maires et des élus locaux.
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Ces idées s’articulent autour de trois axes : mieux produire, mieux se nourrir et mieux vivre ensemble dans le territoire. Ce que font les maires écologistes élus aux dernières municipales, on veut le porter et l’expliquer auprès des élus, pour apporter des solutions à leurs problèmes.
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Quels sujets souhaitez-vous porter ?
Le premier sujet est celui de la transition énergétique. Dans les zones rurales, l’énergie est le premier poste de dépense. Il faut investir dans des infrastructures qui permettent de moins dépenser. Devant la progression de l’extrême droite, il nous paraît également urgent de redéfinir ce qu’est le vivre ensemble.
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Enfin, nous voulons sensibiliser les habitants à la protection de la biodiversité. Sans elle, plus rien ne se passe. Il n’y a plus d’abeilles, on ne peut plus manger. Il y a également un enjeu autour de l’attractivité. Il faut continuer à valoriser le cadre de vie. Le département perd systématiquement des habitants, or, les gens recherchent un environnement naturel préservé et il y a vraiment ça dans l’Orne.
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Des exemples concrets ?
On peut déployer des solutions d’énergie renouvelable, comme l’éolien ou le méthane agricole. Le but, c’est de produire de l’énergie localement, pour que ça enrichisse les populations locales, et non pas l’investisseur allemand qui viendrait installer ses éoliennes. Il faut développer des projets citoyens, qui permettent aux habitants de participer financièrement et d’avoir une rétribution.
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Aujourd’hui, ceux qui subissent les nuisances ne sont pas ceux qui bénéficient des revenus, et c’est pour cela qu’il y a des résistances. L’idée, c’est de répartir au mieux les revenus et les nuisances. Et c’est aux maires de porter ces projets. Les bars associatifs, aident à faire revivre les villages. Ces tiers lieux sont une première pierre pour aller vers une économie plus locale et plus solidaire, car ils permettent de développer des activités, de mettre en commun des ressources, et de faire lien. Les êtres humains n’y sont plus de simples consommateurs.
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