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Vimoutiers. La filière viande bovine entre doutes et espoirs... |
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Vimoutiers. La filière viande bovine entre doutes et espoirs
Samedi, le concours de bêtes de viande n’a pas pu se tenir en raison de la situation sanitaire. Les acteurs de la filière ont malgré tout tenu à faire le point.
Le concours de bêtes de viande, indissociable de la foire de la Pomme, prévu samedi matin, a dû être annulé en dernière minute.
L’organisation a été informée la veille, en fin de journée, de la décision de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, d’interdire tout rassemblement d’animaux en Métropole, ainsi que toute exportation de bovins, à compter du 18 octobre et jusqu’au 5 novembre.  Une décision imputable à la sécurité sanitaire liée à un risque de propagation de la dermatose nodulaire contagieuse dont un cas a été détecté récemment en France, alors que nous étions épargnés jusque-là  »,
explique Michel Cousin, responsable du concours de bêtes de viande.
Pas un danger pour le consommateurÂ
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Dominique Hoorelbeke, président du comité agricole cantonal, comité organisateur du concours, a pris la parole devant le cortège des officiels, lors de la cérémonie d’ouverture de la foire. « Les épidémies de fièvre catarrhale et de dermatose nodulaire sont de vrais problèmes dans nos élevages », débute-t-il.
Un vétérinaire est d’ailleurs intervenu sur la dermatose nodulaire, précisant en réponse au questionnement de la sénatrice, Nathalie Goulet, que  non, ce virus n’est pas un danger pour le consommateurÂ
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Néanmoins, ces maladies génèrent sur les animaux  de la perte de production, des avortements, ainsi que des croissances médiocresÂ
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Évoquant la vaccination, Dominique Hoorelbeke poursuit  qu’elle permet d’atténuer ces maladies. Alors, vaccinons, comme pour la grippe chez les humains et pensons collectifs. Se protéger, permet aussi de protéger les autresÂ
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Concernant l’élevage,  la conjoncture en viande bovine est plutôt porteuse, nous n’avons jamais vu de prix de vente à cette hauteur !Â
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Malgré tout,  la production de viande bovine diminue, avec une baisse de natalité chez les veaux de 5 % depuis le début de l’année, une baisse de 90 000 têtes en vaches allaitantes et moins de 50 000 têtes en vaches laitièresÂ
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A contrario,  27 % de la viande consommée en France sont importés ! Alors, disons tous, « Vive le Mercosur » et continuons de critiquer notre élevage qui pollue tellement, qui n’entretiendra plus notre territoire et qui ne nourrira plus nos concitoyens. Critiquons les lois qui auraient permis à certains élevages de s’agrandir, comme la loi Duplomb. Et empêchons les gens qui ont envie de travailler pour nourrir et faire vivre nos territoires !Â