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« La ferme c’est mon terrain de jeu » : Sophie Laigre est la quatrième génération d’exploitants dans l’Orne... |
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Sophie Laigre aux côtés de son fidèle toutou qui l’accompagne partout. © Ouest-France
Son arrière-grand-père s’était installé à La Girardière (Orne) dans les années 1930. En 2024, Sophie Laigre a repris le flambeau de son père, devenant la quatrième génération de sa famille à gérer la ferme. Un choix qui résonne comme une évidence pour elle.
À 27 ans, Sophie Laigre est exploitante agricole à La Girardière depuis 2024, aux côtés de sa mère Éliane. Sophie a succédé à son père Thierry Laigre. Il a fait valoir ses droits à une retraite bien méritée.  Il a maintenant bien levé le pied, même s’il passe tous les jours »,
sourit Sophie. Elle est la 4e génération à travailler dans cette ferme.  C’est mon arrière-grand-père paternel qui s’était installé sur cette ferme vers le milieu des années 1930 »,
explique-t-elle.
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L’exploitation s’étend sur 130 ha, avec un cheptel de 160 animaux dont 50 vaches laitières, à 75 % de race normande, l’exploitation produisant du lait pour l’AOP du camembert de Normandie.
 C’est un métier passionÂ
Cette voie professionnelle était toute tracée pour la jeune femme qui a baigné dans le milieu agricole depuis sa plus tendre enfance.  La ferme, c’était mon terrain de jeu. Je suis dans mon élément iciÂ
. Il faut dire que l’environnement y est paisible et le cadre digne d’une carte postale de la Normandie.  Je ne me voyais pas vivre en villeÂ
. Ni faire autre chose.  C’est un métier passionÂ
.
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Après une scolarité à l’école Notre-Dame de Vimoutiers, au collège à Orbec (Calvados), Sophie décroche son bac scientifique au lycée Frémont à Lisieux (Calvados).  Je suis volontairement restée dans un cursus généralÂ
. Mais elle enchaîne par un Brevet de technicien supérieur agricole ACSE (Analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole) puis par un certificat de spécialisation élevage bovin lait.  Tout cela en alternance et en apprentissageÂ
.
Des projets en lien avec les énergies renouvelables
Elle travaille ensuite sur d’autres exploitations pendant quatre ans  afin de m’ouvrir sur d’autres pratiques, voir ce qui fonctionne et ce qu’on pourrait améliorer sur la nôtreÂ
. C’est ainsi que lors de son installation, des investissements conséquents  mais nécessairesÂ
ont été réalisés avec  la mise aux normes de l’atelier lait, l’installation d’un robot de traite en décembre 2024, le changement de la fosse à lisier et la mise sur logette de nos vachesÂ
.
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Avec un an de recul sur l’utilisation du robot de traite,  je ne reviendrai pas en arrière. Cela apporte une plus grande souplesse dans la gestion de la traiteÂ
. La jeune exploitante a d’autres projets d’investissements en tête, mais ils se feront à moyen terme. Ils sont en lien avec les énergies renouvelables en auto-alimentation sur l’exploitation.